Voulant prouver la fragilité des sites sensibles face aux attaques terroristes, un militant de Greenpeace a survolé le 1er juin la centrale nucléaire de Flamanville (Manche) en parapente motorisé.
Le 1er juin au matin des militants de Greenpeace ont invité quatre journalistes à assister à l'exploit du pilote: survoler la centrale, faire quel-ques tours au-dessus des réacteurs, déployer une banderole "Stop EPR" (futur réacteur qui doit être construit à Flamanville), puis lancer des fumigènes. Demi succès puisque le moteur du parapente a calé et que le pilote de l'engin a dû atterrir en urgence dans un champ. "Le parapente s'est quand même approché à moins de cent mètres des réacteurs", se réconforte le chargé de campagne nucléaire à Greenpeace Yannick Rousselet, qui ajoute, dans le quotidien Ouest France : "Nous avons démontré que l'espace aérien autour de la centrale est très peu protégé et qu'elle est très vulnérable. Contrairement à ce qu'affirment les autorités, personne n'a le temps de réagir si quelqu'un veut attaquer la centrale par la voie des airs." Le tour de force de Greenpeace a exaspéré les autorités. Dans un communiqué, le préfet de la Manche dément formellement qu'un engin ait survolé la centrale. "Un parapente motorisé s'est approché du site à 8h10. Il a fait demi-tour avant d'atteindre l'enceinte protégée et s'est posé dans un champ situé à proximité. Toutefois, l'aéronaute ayant pénétré la zone de survol interdite, d'un rayon de 5 kilomètres autour de la centrale, des poursuites judiciaires seront entamées."




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