Roger Federer a remporté Wimbledon pour la 8e fois de sa carrière en dominant en finale le Croate Marin Cilic, 6-3, 6-1, 6-4, ce dimanche. Il s’agit de la 8e victoire du suisse sur le gazon londonien.

Le Suisse Roger Federer a décroché un huitième titre record à Wimbledon, son 19e en Grand Chelem, en dominant le Croate Marin Cilic, 6e mondial, en trois sets (6-3, 6-1, 6-4), dimanche en finale. Lauréat de l’Open d’Australie, en janvier, l’ancien N.1 mondial (N.5 actuellement) décroche donc son deuxième trophée majeur cette saison, le premier à Londres depuis 2012.

Le Suisse n’a pas eu à forcer son talent contre le lauréat de l’US Open 2014, en panne de service, son coup majeur, et visiblement touché au pied gauche. Après un set et demi (6-3, 3-0), le géant des Balkans (1,98 m) a fondu en larmes sur son banc. Un frisson a parcouru les tribunes du Centre Court où les spectateurs ont craint qu’un abandon n’écourte le spectacle. Cilic, pour sa deuxième finale en Grand Chelem, a fait front mais sans donner l’impression d’être en capacité de priver Federer d’un premier titre à Londres en cinq ans.

Federer dépasse Sampras

Avec ce succès, le recordman des trophées en Grand Chelem a dépassé l’un de ses modèles de jeunesse, l’Américain Pete Sampras, et le Britannique William Renshaw, un champion de la fin du 19e siècle avec lesquels il partageait le record de titres à Londres.

S’imposer de nouveau dans le temple du All England Club, c’était un défi ultime pour le Bâlois, devenu à 35 ans et 342 jours le plus vieux lauréat d’un tournoi majeur dans l’ère professionnelle (depuis 1968). Une obsession aussi. Car RF chérit plus que tout le prestigieux tournoi sur herbe, remporté chez les juniors en 1998 et cinq ans plus tard chez les adultes pour la première fois.

En 2003, Federer soulevait son premier trophée majeur. Le jeune talent au look de surfeur, avec catogan et barbe de trois jours, allait s’installer comme le maître des lieux et devenir l’incarnation même de l’élégance sur le court. Il remportera les Championships cinq années de suite, avant que Rafael Nadal ne le détrône en 2008. Suivront trois autres trophées en 2009 puis 2012 et donc cette année où il était redevenu un favori après son titre inattendu à l’Open d’Australie et les difficultés rencontrées par le Serbe Novak Djokovic et l’Ecossais Andy Murray, tenant du titre.