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Q : Certains disent que vous êtes la plus grande joueuse de tous les temps. Qu'en pensez-vous ?
R : "Je trouve ça bizarre. Je ne me considère pas comme la plus grande. Je suis juste une joueuse de tennis qui fait ce qu'elle peut. Je suis juste Serena. Je suis une fille un peu folle en dehors des courts, simple et bonne vivante. Vous n'avez pas l'occasion de me voir sous ce jour. Je suis juste Serena et je ne serai jamais quelque chose d'autre que ça."
Q : Est-ce que cette défaite au premier tour à Roland-Garros vous a aidé à réaliser un été aussi fructueux ?
R : "J'étais malheureuse après cette défaite à Paris, je ne m'étais jamais sentie aussi misérable après une défaite car je jouais tellement bien juste avant. Pour être honnête, j'ai senti un peu de confiance s'échapper après ce math et j'ai ensuite eu des premiers matchs difficiles à Wimbledon. Mais je suis parvenue à me reprendre. Je ne sais pas si oui ou non cette défaite m'a aidée ou m'a motivée mais j'aime à croire que oui car après ça j'en voulais plus. On dit parfois que c'est une bonne chose de perdre."
Q : Quelle rôle Patrick Mouratoglou a-t-il joué dans votre réussite cet été ?
R : "Patrick a eu un impact positif sur ma vie, j'aime son calme, moi qui suis un peu folle. Quand je regarde (vers son box pendant les matchs) il a toujours l'air confiant, j'apprécie cela. On a une bonne alchimie. Avec son académie à Paris, ça a été bien d'avoir la chance de changer de décor et de briser la routine à l'âge de 30 ans. Cela m'a donné encore plus envie de jouer."
Serena Williams n'est que N.4 mondiale au classement WTA, mais l'Américaine a prouvé qu'elle était bien la meilleure joueuse au monde actuellement. Après avoir remporté Wimbledon et les Jeux Olympiques de Londres, la cadette des soeurs Williams s'est adjugé l'US Open pour la quatrième fois de sa carrière.
Serena Williams est hors-norme. En remportant l’US Open ce dimanche face à la Biélorusse Victoria Azarenka, numéro 1 mondiale, l’Américaine est venue clore un été magique à bientôt 31 ans, et ne montre aucun signe d’essoufflement. "Même si j'ai 30 ans, je ne me suis jamais sentie aussi en forme et je n'ai jamais eu aussi faim. J'ai déjà hâte d'être au prochain tournoi du Grand Chelem et de faire encore plus", lâche la joueuse aux 15 titres majeurs. Avant cette saison, plus aucune joueuse n'avait gagné un tournoi du Grand Chelem en tant que trentenaire depuis 1990 et Martina Navratilova à Wimbledon. Serena Williams, elle, l'a fait deux fois en à peine plus de deux mois, à Wimbledon et à l'US Open, plaçant entre les deux rien de mois que deux médailles d'or olympiques.
L'Américaine est revenue sur le toit du monde du tennis féminin, même si son classement (N.4) ne l'indique pas, seulement un peu plus d'un an après la fin d'une longue absence des courts à cause de graves ennuis de santé. "Je crois vraiment qu'un champion ne se mesure pas par ses victoires mais par sa façon de remettre en selle quand il tombe, assure l'Américaine. Je suis tombée plusieurs fois et à chaque fois, je suis remontée en selle pour revenir à mon niveau." Il y a un peu plus de quatorze mois, Serena Williams revenait, en effet, sur le circuit après un an d'absence à cause d'opérations à un pied qui aurait pu lui coûter sa carrière, et d'une embolie pulmonaire qui aurait pu lui coûter la vie.


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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL