Virginie Razzano, invitée des organisateurs, a éliminé sa compatriote Marion Bartoli, N.1 française et tête de série N.13, mercredi au 2e tour de l'US Open sur le score de 7-5, 6-4.
Razzano rencontrera au 3e tour la Serbe
Ana Ivanovic, ancienne N.1 mondiale tombée à la 40e place après des mauvais résultats en série depuis deux ans et sa victoire à Roland-Garros (juin 2008).
La dernière rencontre entre les deux tricolores, en demi-finale à Eastbourne en juin 2009 (abandon Bartoli), avait laissé un froid, Razzano et Bartoli s'échangeant des "amabilités" par presse interposée.
Les débats ont cette fois été moins passionnés, même si des "come on" criés ça et là par les deux joueuses ont montré la grande motivation de chacune. Et tout s'est terminé par une poignée de main au filet, ni froide ni chaleureuse.
Bartoli a mieux débuté la partie pour prendre rapidement l'avantage 4 jeux à 1, avec même deux balles de 5-1 en sa faveur. Mais la N.1 Française baissait subitement le pied, peut-être marquée par la chaleur, et Razzano parvenait à marquer 4 points consécutifs pour débreaker et ensuite revenir à 3-4.
Bien plus agressive que Bartoli, Razzano refaisait le break pour égaliser 4-4. Bartoli, à la dérive, lui offrait par la suite une balle de set sur une double faute mais Razzano gâchait cette belle occasion sur une faute directe en retour de service. Deux nouvelles balles de set se présentaient à elle à 6-5 et cette fois Bartoli lui en faisait cadeau sur une nouvelle double faute.
La jeune femme du Puy-en-Velay réagissait dès l'entame du 2e set en prenant le service adverse. A 3-2, elle faisait entrer le kiné et demandait deux temps mort pour raison médicale, entraînant un arrêt du match de plus de dix minutes.
Elle repartait au combat avec un énorme bandage sur chaque cuisse et un peu plus de verve: elle creusait son avance en prenant le service de Razzano mais ne capitalisait pas et perdait le sien dans la foulée, en écopant au passage d'un avertissement pour avoir un peu trop pris son temps avant de servir.
C'était le début de la fin pour Bartoli, qui perdait les deux jeux suivants et le match sur une faute directe, sa 28e du match (dont 7 doubles fautes), après deux heures de jeu.