La victoire de la France en demi-finales de la Coupe Davis ce week-end face à la Serbie a confirmé ce que l’on savait déjà : Tsonga est bel et bien le numéro 1 français.

Lorsque Lucas Pouille a perdu son match contre Dusan Lajovic vendredi après-midi et permis aux Serbes de mener 1-0, l’attente s’est encore plus focalisée sur Jo-Wilfried Tsonga. Le Français, pas toujours bien vu par une partie de l’audience, répond pourtant très souvent présent lors des joutes de son pays.

Et ce week-end, il n’a pas manqué de devenir à lui seul ou presque, le sauveur d’une équipe de Coupe Davis qui, si elle avait perdu, aurait très probablement implosé. En remportant son simple avec autorité en trois manches vendredi soir face à Laslo Djere, Tsonga a remis les deux équipes à égalité et permis au double des Bleus d’entamer le match du samedi avec moins de pression.

Le premier et le dernier point

Le double Français ayant fait le travail, le Manceau avait l’occasion dimanche d’offrir à la France une nouvelle finale dans une compétition qu’elle n’a plus remporté depuis 2001. Le 18ème joueur mondial n’a pas tremblé au moment d’assumer son statut, bien qu’il se soit fait une frayeur après la perte du premier set. C’est finalement en quatre manches face à Dusan Lajovic (2-6, 6-2, 7-6(5), 6-2) que “Jo” a envoyé les Bleus affronter la Belgique dans une finale qui sera très serrée.

Celle-ci, qui se jouera fin novembre le sera sans doute plus que la dernière jouée face à la Suisse, dans laquelle Tsonga, blessé, n’avait pas pu défendre les chances françaises à 100%. Mais cela est de l’histoire ancienne et la génération française à une très belle opportunité, comme le dit son capitaine Yannick Noah, de remporter la compétition. De son côté, Tsonga a levé le doute (si doute il y avait) et guidé la France vers une troisième finale depuis 2010.

Ça a été une sacrée libération de terminer sur ce simple, pour moi, l’équipe et le public. Aujourd’hui, je me suis régalé, d’autant plus qu’en face, Lajovic jouait très, très bien. Cette finale, elle a forcément une bonne saveur. C’est une occasion de plus pour l’équipe d’aller essayer de chercher ce trophée qu’on attend. Mais on ne se contente pas de l’attendre, on essaie d’aller le chercher. On a tous envie de ramener ce saladier”, a savouré le Français.