Le vent a soufflé fort jeudi à Roland-Garros et a emporté la Belge Kim Clijsters dès le deuxième tour pour priver le tournoi féminin, déjà pas gâté cette année, d'une de ses principales figures.
Porter la même tunique que Monica Seles lors de sa victoire à Paris en 1991 n'aura donc pas suffi à la N.2 mondiale, éjectée par la Néerlandaise Arantxa Rus, 3-6, 7-5, 6-1, après avoir mené 6-3, 5-2 et s'être procuré deux balles de match, une avance a priori irrattrapable pour une 114e mondiale.
"J'ai du mal à comprendre. Je me sentais en contrôle. Et puis, soudain, j'ai commencé à douter", a commenté la finaliste en 2001 et 2003, qui repart donc une nouvelle fois bredouille de Paris, mais avec une certaine élégance.
"Ma cheville n'a rien à voir avec cette défaite. J'étais prête, sinon je ne serais pas venue", a déclaré la Flamande, une des filles les plus appréciées du circuit, qui n'a pas voulu se chercher d'excuses, même toutes trouvées.
Hors jeu depuis le 31 mars après une blessure à un poignet et à une épaule, suivie d'une entorse à une cheville contractée en dansant pieds nus à un mariage, Clijsters n'était pas arrivée dans les meilleurs conditions à Paris.
La maman de la petite Jade restait tout de même l'une des principales favorites à cause de son potentiel et de son palmarès - quatre titres du Grand Chelem dont l'Open d'Australie en janvier - mais aussi parce qu'il n'y personne qui sort du lot actuellement dans le tennis féminin depuis les retraites de Henin et Mauresmo et les forfaits à répétition des soeurs Williams.
Elle avait fait une entrée en matière plutôt convaincante mardi lors de son premier match à Roland-Garros depuis 2006. Mais jeudi elle a été méconnaissable, commettant 65 fautes directes et 10 double fautes qui ont abouti à son élimination la plus précoce en Grand Chelem depuis neuf ans.
Murray et Soderling passent
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"Je ne vais pas dire, maintenant que j'ai perdu, que je n'aurais pas dû venir. Ce serait vraiment une attitude de +loser+", a conclu Clijsters, dont la défaite assure à la Danoise Caroline Wozniacki de conserver quoiqu'il arrive sa place de N.1 mondiale à l'issue de la quinzaine.
Chez les messieurs, où Rafael Nadal affrontait son compatriote Pablo Andujar, les favoris ont également dû composer avec un vent violent, venu chasser quatre jours de grand bleu. Mais aucun n'a été pris dans la tourmente.
Andy Murray a bien souffert (7-6, 6-4, 7-5) face au "lucky loser" italien Simone Bolelli contre qui il a été mené 5-3 dans le premier et le troisième set. Mais l'Ecossais a été infiniment plus solide dans les fins de sets face à Bolelli, dont le talent est malheureusement éclipsé par son instabilité.
Quart de finaliste à Paris en 2008, Murray, qui a accroché Rafael Nadal et Novak Djokovic en demi-finales des Masters 1000 de Monte-Carlo et Rome, jouera le Français Arnaud Clément ou l'Allemand Michael Berrer au prochain tour.
Robin Soderling s'est, lui, rassuré après son premier tour laborieux en dominant l'Espagnol Albert Ramos (6-3, 6-4, 6-4), alors que Fernando Verdasco a mis fin au parcours du talentueux Belge Xavier Malisse (4-6, 6-3, 7-6, 6-1).
"Avec le vent, les conditions étaient très difficiles aujourd'hui. C'était très dur de bien sentir la balle, je suis juste content d'être passé", a déclaré Soderling au terme d'une journée où il s'agissait surtout de survivre.





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Vahid Halilhodzic