Tennis - Roland Garros

1983-2013, drôle d'anniversaire

1983-2013, drôle d'anniversaire

L'image repasse en boucle chaque année. On voit Yannick Noah, après un dernier retour trop long de Mats Wilander, tombé à genoux sur la terre battue avant franchir le filet et de sauter dans les bras de son père Zacharie, descendu des gradins. Depuis le 5 juin 1983, aucun Français n'a réussi à imiter l'auteur de "Saga Africa". Aucun joueur. Car chez les femmes, Mary Pierce et Amélie Mauresmo ont su apporter un peu de baume au coeur d'une fédération riche en argent et en excellents joueurs mais toujours dans l'attente de son champion. Depuis Noah, quatre Français ont joué une finale du Grand Chelem. Ils ont tous perdu : Henri Leconte, Cédric Pioline, par deux fois, Arnaud Clément et Jo-Wilfried Tsonga, dernier à avoir atteint ce stade, en 2008 en Australie.

"Mais je ne dirai jamais qu'on n'y arrivera pas. Jo, il peut s'envoyer un Roland demain", pense Patrice Hagelauer, l'entraîneur de Noah lors du triomphe, devenu le Directeur technique national du tennis français. Il estime que, de tous les Français, Tsonga est celui qui est "le plus proche" du bonheur. "Les années d'avant, pour moi, c'était Gaël (Monfils) mais aujourd'hui on ne peut plus rien dire tellement il est blessé. Richard (Gasquet) est en progrès mais il lui manque encore une étape pour s'identifier à un vainqueur de Roland-Garros", estime le DTN auprès de l'AFP. "Yannick, pourquoi il a gagné Roland-Garros ? Parce qu'il avait battu tout le monde avant", rappelle Hagelauer. Une analyse qui n'a rien de rassurante. En 2012, Tsonga n'a battu aucun joueur du Top 8.




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