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Novak Djokovic a démontré qu'il était bien actuellement le meilleur, en puisant dans les tréfonds de sa volonté pour venir à bout de Rafael Nadal à l'Open d'Australie après la finale du Grand Chelem la plus longue de l'histoire, près de six heures (5-7, 6-4, 6-2, 6-7 (5/7), 7-5), dimanche à Melbourne.
Que le Serbe soit un joueur plus complet que l'Espagnol était déjà une évidence, mais qu'il soit capable de vaincre l'un des plus grands guerriers de l'histoire du sport après 5h53 d'efforts surhumains l'était moins.
C'est pourtant ce que le N.1 mondial, 24 ans, a réussi à faire, pour empocher son troisième titre en Australie (après 2008 et 2011) et son cinquième en Grand Chelem. Ce qui en dit long sur sa force de caractère, sa détermination et sa confiance dans sa capacité à se sortir des situations les plus désespérées.
"Oui. Là maintenant, oui", a-t-il répondu à la question de savoir si c'était sa plus grande victoire. "Wimbledon vient avec, parce que c'est le tournoi que j'ai toujours rêvé de gagner. Mais celle-ci passe devant devant, parce qu'on a joué pendant six heures, c'est incroyable."
"Il méritait de prolonger le match au cinquième set. Et alors, chacun d'entre nous aurait pu gagner ce match", a-t-il estimé. "C'est malheureux qu'il ne puisse y avoir qu'un vainqueur, parce qu'on a tous les deux tout donné. Il méritait aussi de gagner ce soir."
Djokovic est doublement entré dans la légende. Non seulement parce qu'il est devenu le cinquième joueur depuis le début de l'ère Open (en 1968) à gagner trois titres consécutifs du Grand Chelem, après Rod Laver, Pete Sampras, Roger Federer et Nadal. Mais aussi par la manière employée.
Ce succès ne peut que le rendre encore plus fort, lui qui l'an dernier avait longtemps paru invincible, en alignant 41 matches sans défaite en début d'année, avant de connaître une fin de saison plus compliquée, sous l'effet de l'usure physique.



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