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Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet étaient les deux derniers français en lice à l'Open d'Australie. Ils ont tous les deux éliminés en huitièmes de finale, laissant un goût d'inachevé derrière eux.
Arrivés en force, les Français n'ont pu concrétiser l'impression favorable laissée en première semaine. Le bilan est décevant. Comme en 2011, aucun ne sera en quart. Jo-Wilfried Tsonga est le dernier à s'y être invité, en 2010 quand il s'était arrêté en demi-finale. Le coup est dur pour lui. Il sera finalement le seul des huit meilleurs joueurs du monde - si on considère que Juan Martin Del Potro, actuellement N.11 après son retour de blessure, appartient à ce club très fermé -, à manquer à l'appel.
Le N.1 français, finaliste en 2008, sera remplacé par Kei Nishikori, tête de série N.24, devenu, avec sa victoire sur le Français (2-6, 6-2, 6-1, 3-6, 6-3), le premier Japonais à atteindre les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem dans l'ère Open (depuis 1968). "J'ai un peu un sentiment d'inachevé", a avoué Tsonga, qui a subi sa première défaite en 2012. Le Français n'a pas su s'adapter aux conditions de jeu dictées par la chaleur suffocante, commettant le total surréaliste de 70 fautes directes.
Il va devoir reporter de quelques semaines, au mieux, ses ambitions de prendre la place de N.5 mondial à David Ferrer. D'autant que l'Espagnol passe rarement à côté d'un match. Richard Gasquet (N.17) l'a encore constaté, en s'inclinant sur un score sans appel (6-4, 6-4, 6-1), comme lors de cinq de ses six précédents affrontements avec lui.
Si Gasquet peut tout de même être satisfait de lui-même, les autres français n'ont pas matière à se réjouir, hormis Julien Benneteau qui a confirmé sa belle santé en atteignant le troisième tour. Gilles Simon, sorti par Benneteau au deuxième tour, Gaël Monfils, certes diminué physiquement mais trop inconstant pour passer le troisième tour, et Marion Bartoli, sortie au même stade, ont déçu.




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