Paul-Henri Mathieu avait beau dire avant le match qu'Igor Andreev n'était "pas sa bête noire", le Russe l'a de nouveau puni samedi au troisième tour de Roland-Garros, comme il y a deux ans lors d'un match décisif de Coupe Davis.
A Moscou, le Strasbourgeois n'avait pris que trois jeux, cette fois-ci il a fait illusion pendant un seul set avant de s'incliner lourdement 7-6 (7/4), 6-0, 6-3.
"Je ne vais par chercher d'excuses mais j'étais moins bien physiquement. Je voulais le jouer comme un Espagnol, mais je n'avais pas les jambes pour ça", a expliqué "Paulo", qui échoue pour la troisième année consécutive au seuil de la deuxième semaine.
Des deux adversaires, Andreev était sans aucun doute le plus Espagnol des deux, car le cogneur né à Moscou il y a 23 ans a été en grande partie formé du côté de Valence, dans la patrie de la terre battue.
Gravement blessé à un genou l'année dernière, il n'occupe que la 125e place mondiale, un classement trompeur car le Russe possède un des coups droits les plus destructeurs du circuit. "Sa frappe est impressionnante. Il ne me laissait pas du tout le temps de jouer", a confirmé Mathieu.
Le Français, 25 ans, avait déjà puisé dans ses réserves la veille en passant 3h40 sur le court pour éliminer un autre Tricolore, Gilles Simon, dans un match repoussé d'un jour par la pluie. Andreev avait subi le même genre d'inconvénient, mais n'avait eu que deux sets à jouer vendredi.
"Quand on n'est pas bien physiquement, Andreev vous marche dessus. Il fait un peu comme Nadal", a dit l'Alsacien, qui verrait bien une demi-finale entre le Russe et le Majorquin.





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