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Jo-Wilfried Tsonga nourrira une nouvelle fois beaucoup d'ambitions au Masters 1000 de Paris-Bercy, qui commence ce lundi et pâtit de l'annonce tardive du forfait du N.1 mondial et tenant du titre Roger Federer.
Le tournoi parisien sourit souvent aux Français. Et Tsonga est, avec Gaël Monfils, finaliste en 2009 et 2010 mais absent cette année sur blessure, celui qui s'y sent le plus à l'aise. Le N.1 tricolore y a enlevé en 2008 ce qui est pour l'heure son seul titre en Masters 1000. L'an passé, il avait atteint la finale, après avoir profité du forfait en quart de Novak Djokovic. Mais il s'était incliné face à Federer, lequel avait décroché sa première victoire dans l'Est parisien, où il n'avait auparavant jamais brillé.
Dans une ville qu'il aime et qui le lui rend bien, Tsonga aura à coeur de laisser une bonne impression à son nouvel entraîneur, l'Australien Roger Rasheed. "Ce tournoi tient une place particulière pour moi", a-t-il expliqué. "C'est le seul tournoi 1000 que j'aie gagné. Paris restera une ville très importante. J'y ai vécu pendant sept ans. J'aime être ici. C'est un tournoi que j'apprécie."
Le Français s'est retiré la semaine passée au tournoi de Valence, victime de douleurs au dos. Mais il a assuré qu'il serait "à 100%" pour son premier match face au vainqueur du duel entre le Serbe Viktor Troicki et Julien Benneteau. "Je vais affronter un joueur dangereux, que ce soit Viktor ou Julien. Il va falloir être là dès les premiers points de ce tournoi", a souligné Tsonga, qui peut raisonnablement espérer aller en demi-finale.
Il retrouverait alors très probablement Djokovic qui, avec le forfait de Federer, va terminer l'année à la place de N.1 mondial. Le Serbe n'a plus joué depuis sa victoire face à Andy Murray en finale à Shanghai, le 14 octobre.

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« C'est normal d'être vexé après un 30-0 »
Mathieu Bastareaud