Roger Federer a comblé l'un des rares vides dans son immense palmarès en se qualifiant pour la première fois de sa carrière pour la finale du Masters 1000 de Paris-Bercy, dont il sera l'immense favori au regard de sa démonstration de force samedi face à Tomas Berdych.
C'était une incongruité dans la carrière de Federer. Il s'était imposé à Paris, mais sur la terre battue de Roland-Garros (en 2009), plutôt que sur le dur de Bercy, où il n'avait pas fait mieux qu'une demi-finale l'an passé, perdue après avoir laissé échapper cinq balles de match face à Gaël Monfils.
Le Suisse a remis la logique sur sa tête, en écoeurant Berdych 6-4, 6-3. Paris-Bercy était le seul Masters 1000 dont il n'avait encore jamais atteint la finale. Il n'avait jamais fait une priorité du tournoi parisien, placé à la fin du calendrier.
Mais cette année, Federer est arrivé à Paris en pleine possession de ses moyens après avoir observé une pause de six semaines entre la Coupe Davis et le tournoi de Bâle, remporté le week-end dernier. "Mon plan c'était d'atteindre mon pic de forme autour de Paris et Londres (le Masters, ndlr)", a-t-il expliqué.
"Gagner à Bâle était un bonus", a-t-il ajouté. "Donc ce n'est pas vraiment une surprise que je joue aussi bien ici, mais je suis très heureux que ce soit le cas. Mais pour que ce soit vraiment bien, il faut que je gagne demain (dimanche)."
Pour sa neuvième apparition à Paris-Bercy, le N.4 mondial y a montré son visage le plus séduisant. "Je suis peut-être plus constant que je ne l'étais par le passé", a-t-il souligné. "Je suis capable de jouer plusieurs matches de rang. Mais j'avais aussi bien joué l'an passé."



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