![]() | ![]() |
![]() |
Jamais encore Jo-Wilfried Tsonga ne s'était qualifié pour les demi-finales du Masters. En dominant Rafael Nadal, 7-6 (7/2), 4-6, 6-3, jeudi à Londres, le Français a déjà réussi une performance digne d'un maître.
Décidément, Rafael Nadal est un joueur charnière dans la carrière de Jo-Wilfried Tsonga. Il y a presque quatre ans, le Français s'était révélé au grand public en dominant une première fois l'Espagnol en demi-finale de l'Open d'Australie. Le match de jeudi soir n'a pas égalé ce sommet, mais Tsonga, 26 ans, n'en a pas moins régalé le public de la 02 Arena.
Toute la panoplie du jeu d'attaque a été utilisée par le Manceau (ace, volée, smash). Les chiffres - 46 coups gagnants, 11 aces, 27 points au filet - donnent une petite idée du niveau de sa performance. "C'est extraordinaire, a-t-il dit en sortant du court. Je voulais essayer de jouer un jeu un peu différent des autres fois, plus agressif, lui mettre une pression constante et c'est ce que j'ai réussi à faire". S'il continue à jouer à ce niveau, peu de joueurs, sauf peut-être Roger Federer, qui l'avait battu lors du match d'ouverture, semblent en mesure de l'arrêter. Son plus probable adversaire en demi-finale, l'autre Espagnol David Ferrer, semble en tout cas largement à sa portée, comme le Tchèque Tomas Berdych et même le Serbe Novak Djokovic, qui sont ses deux autres adversaires possibles.
Tsonga a haussé son niveau de jeu pour dominer Nadal pour la troisième fois seulement en neuf rencontres. Il a pris Nadal à la gorge dès les premiers échanges. Il l'a notamment constamment agressé sur des deuxièmes balles. Il a en cela imité Federer, qui avait mis son grand rival en déroute l'avant-veille (6-3, 6-0). L'Espagnol a été meilleur cette fois-ci, mais encore loin de son meilleur niveau, y compris sur cette surface qu'il n'aime guère mais où il avait quand même atteint la finale l'an passé. Souvent en tête sur les jeux de service de l'Espagnol dans le premier set, Tsonga s'est quand même laissé entraîner dans un tie-break, qu'il a facilement empoché. Dans la deuxième manche, il a continué à faire au moins jeu égal, mais l'Espagnol a su profiter de sa première baisse de régime, à 5-4, pour se créer ses premières balles de break du match et égaliser à un set partout. Tsonga a immédiatement retrouvé sa première balle. Il a alors repris le dessus pour conclure après trois nouveaux breaks, non sans s'être fait une petite frayeur en cédant sa mise en jeu alors qu'il servait pour le match à 5-2.
Avec deux victoires et une défaite, Tsonga finit à la deuxième place du groupe B. Sixième mondial, il est le troisième Français à atteindre le dernier carré du Masters après Sébastien Grosjean, battu en finale en 2001, et Gilles Simon, qui s'était arrêté à ce stade en 2008.


![]() | ![]() |
![]() |
![]() | ![]() |
![]() |






