Une décision d'arbitrage contestée par
Rafael Nadal lors de sa victoire sur
Tomas Berdych (7-6, 6-1), vendredi au Masters de Londres, a tourné à l'imbroglio, sur le terrain puis en conférence de presse.
L'incident, sans conséquence sur l'issue de la rencontre, a eu lieu dans le premier set à 5-6 pour le Tchèque et 15-A sur le service de l'Espagnol.
Une balle longue de Berdych tombe près de la ligne. Nadal lève le bras dans un geste qui laisse penser qu'il demande un "challenge", c'est-à-dire le recours au système électronique de vérification des balles dit "Hawk Eye". Il joue quand même la balle qui retombe dans le terrain du Tchèque.
Entre-temps, et avec retard, l'arbitre de chaise, le Brésilien Carlos Bernedes, annonce la balle de Berdych "out", ce qui pousse le Tchèque à demander en bonne et due forme "un challenge".
Le "Hawk Eye" indique que la balle est bonne.
L'arbitre, considérant que Nadal a pris l'initiative d'arrêter le jeu en levant le bras, annonce 15-30 au lieu de faire rejouer le point.
Nadal assure qu'il n'a pas demandé de "challenge", proteste, exige l'intervention du juge-arbitre et fait mine de s'asseoir sur sa chaise.
Après quelques instants de flottement, il reprend la partie, gagne le jeu, le tie-break (7/3), le deuxième set et le match dans la foulée, se qualifiant pour les demi-finales, mais la polémique devait reprendre en conférence de presse.
"Ca montre que l'arbitre a peur de lui, il le laisse discuter trop longtemps", a estimé Berdych, sans chercher toutefois à expliquer sa défaite par cette péripétie.
"Peur de moi? Mais pourtant la décision a été en ma défaveur!", a répliqué Nadal, persuadé d'avoir été victime d'une erreur.
L'épisode ne devrait pas relancer l'animosité entre les deux joueurs, qui s'étaient réconciliés après avoir eu des relations difficiles au début de leur carrière.
Ayant donné son suffrage au Majorquin, élu par ses pairs "joueur le plus fair play" de l'année, le Tchèque a assuré qu'il ne regrettait pas son vote. "Il le mérite", a-t-il dit.