Le secrétaire général de la Fédération française de tennis (FFT) Jacques Dupré a été mis en examen en juillet dernier, cinq mois après son président, Christian Bîmes, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en 2005 pour malversations supposées à la FFT, a révélé le 15 septembre le journal Sud Ouest.
Jacques Dupré, Numéro 2 de la FFT, a été mis en examen mi-juillet par Xavière Siméoni, juge d'instruction au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, pour "prise illégale d'intérêts", comme Christian Bîmes l'avait été en février. Jacques Dupré, par ailleurs président de la Ligue Côte Basque-Béarn-Landes, est soupçonné d'avoir intercédé auprès de la FFT pour qu'elle retienne une société gérée par son fils pour des opérations de communication, et favorisé le recrutement d'un autre fils par un partenaire de la FFT, précise Sud Ouest.
Le secrétaire général de la Fédération, interrogé par le quotidien, nie les accusations, expliquant que la FFT a simplement été séduite par un projet de la société de communication de son fils Laurent, et "l'a repris à son compte pour le développer", un marché d'environ 80 000 euros sur trois ans, dit-il. "Je ne suis jamais intervenu, d'aucune manière, ni pour Laurent ni pour son frère", affirme Jacques Dupré, "très surpris" par cette mise en examen "totalement injustifiée", et qui se dit victime des luttes pour le pouvoir au sommet du tennis français. "Je paye ma fidélité à Christian Bîmes", dit-il.
Rappelons que Christian Bîmes avait été mis en examen pour "prise illégale d'intérêts" et "abus de confiance", dans le cadre d'une instruction ouverte en février 2005 à Paris. Elle faisait suite à une plainte déposée en décembre 2004 par des licenciés de la FFT contre Christian Bîmes. La plainte visait aussi Jacques Dupré. En mars, le Comité de direction de la FFT avait pris acte de la procédure, mais voté pour le maintien dans ses fonctions de son président.





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