Le pari de Forget

Tennis / Coupe Davis

Le pari de Forget
Gasquet n'a rien à perdre

Au bilan, Nadal mène 9-0 contre vous. En même temps, c'est quelqu'un que vous connaissez bien...
Oui, nous nous sommes joués souvent. C'est un phénomène. En même temps, la statistique avancée devrait être de 9-2 puisque je l'ai battu en Challenger et aux petits As il y a 12 ans (sourires)... Blague à part, c'est sûr que c'est un vrai défi qui m'attend : Nadal, devant son public, sur terre battue. C'est beaucoup de plaisir et d'excitation pour moi.

Vous sentez-vous capable de réaliser l'exploit ?
Honnêtement, je n'en sais rien. Je vais juste essayer de donner mon maximum. Je suis motivé et j'ai envie de me faire plaisir.

Compte tenu de sa fatigue accumulée lors de l'US Open, c'est peut-être le jour ou jamais pour le battre
Non, je ne crois pas. Nadal a une résistance en dehors du commun. Je suis sûr qu'il aurait même été capable de jouer aujourd'hui s'il avait fallu. Et plus le match avance, mieux il est.

Le pari de Forget

Vendredi 16 septembre 2011 - 10:01

Guy Forget tente un coup de poker contre l'Espagne en demi-finale de la Coupe Davis. Voulant économiser Jo-Wilfried Tsonga pour le double de samedi, il titularise Richard Gasquet et Gilles Simon en simple.

Guy Forget préfère l'aligner avec Michaël Llodra sur le double de samedi, un point crucial pour espérer s'offrir une deuxième finale consécutive après la désillusion l'an passé contre la Serbie. Le calcul est simple : il faut prendre un point sur l'un des deux simples de vendredi qui opposent Richard Gasquet à Rafael Nadal et Gilles Simon à David Ferrer, tout en assurant au maximum le point du double de samedi, avec la meilleure paire à sa disposition, Tsonga-Llodra.

Guy Forget, conscient d'avoir étonné par ce "choix tactique", se défendait cependant jeudi d'avoir pris des risques excessifs. "Je suis content d'avoir un peu surpris les Espagnols avec ce choix. Maintenant, dans mon esprit, il ne s'agit pas d'un coup de poker", a-t-il affirmé. Pour le capitaine des Bleus, ce choix découle d'un raisonnement assez basique. "J'avais trois joueurs très proches en simple à disposition: Gilles, Richard et Jo. Sur terre battue, j'estime que Gilles et Richard ont au moins autant de chances de remporter un point que Jo. Et Jo, j'ai besoin qu'il soit frais sur le double."

En effet, le Manceau ne dispose pas du physique pour jouer trois jours d'affilée à cette intensité, d'autant qu'il a produit un gros effort à New York en atteignant les quarts de finale.

Pari risqué

Mais le pari de Forget, pour rusé qu'il soit, est aussi risqué : il repose sur la spéculation que les Français sauront glaner un point d'ici samedi. La meilleure option à cette fin est le double français, même si cela suppose que la paire Tsonga-Llodra saura endurer l'éventuelle pression d'un 2-0 en faveur de l'Espagne avant d'entamer la rencontre.

Et quid des deux simples de vendredi ? "Pour Richard, il n'a rien à perdre. On sait quel phénomène est l'Espagnol, en plus sur terre battue, mais peut-être que Richard peut parvenir à le faire douter, à l'accrocher", a jugé Forget jeudi. Une victoire du Biterrois relèverait toutefois de l'exploit. Au bilan des confrontations, "Rafa" mène 9-0. Et même si Gasquet se plaît à corriger ce score sous forme de boutade - "9-2, si l'on compte mes victoires en Challenger et aux Petits As de Tarbes il y a 12 ans" - la tâche semble très ardue pour le Français.

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