La der de Forget débute au Canada

Tennis / Coupe Davis

La der de Forget débute au Canada

Jeudi 9 février 2012 - 18:27

La dernière campagne du capitaine Guy Forget en Coupe Davis débute vendredi contre le Canada à Vancouver (dur, en salle) par une rencontre largement à la portée de l'équipe de France, malgré les incertitudes autour de l'inflammation au genou de Gaël Monfils.

Le N.2 Français se ressent du genou droit depuis le tournoi de Montpellier, où il s'est incliné dimanche en finale face au Tchèque Tomas Berdych.

"Ce genou me gâche la vie, pestait Monfils après sa défaite. Je ne veux pas être un frein pour l'équipe de France. Si je suis prêt pour vendredi, c'est cool. Mais je suis prêt à tout, y compris à juste jouer le dernier jour."

Le suspense sur sa participation devait être levé jeudi à 12h00 locales (21h00 françaises) lors du tirage au sort mais Forget se voulait optimiste mercredi: "Gaël n'est pas encore à 100% mais franchement, ce que jai vu de lui (mercredi à l'entraînement) est plutôt très bon. Il tape très bien la balle, preuve que ces matches gagnés à Montpellier lui ont fait du bien."

Malgré les doutes qui entourent +La Monf+, Forget a choisi de maintenir son groupe à quatre joueurs, fidèle au mot d'ordre qu'il a décrété pour sa 14e et dernière année de capitaine: "responsabiliser davantage les joueurs".

Même si le Canada n'a jamais gagné une rencontre de Groupe mondial et que Vasek Pospisil et Frank Dancevic ne font pas partie du Top 100, les Bleus se méfient de Milos Raonic, la sensation de 2011 avec son service canon, et de Daniel Nestor, N.3 mondial en double, qui dispute sa 20e saison de Coupe Davis.

La France leur oppose, avec Jo-Wilfried Tsonga et Monfils, deux joueurs du Top 15 mondial, et, avec Michaël Llodra, un membre du Top 5 en double, qui devait être associé samedi à Julien Benneteau. Llodra, voire peut-être Benneteau, serait titularisé en simple dès vendredi si jamais Monfils était gardé +au frigo+ pour dimanche, même si ce n'est pas "le premier choix" de Forget.

Pièges

"Les deux matches contre Raonic et le double seront difficiles sur le papier. Objectivement, on peut les perdre, assure le capitaine tricolore. Mais pour autant, les quatre garçons de cette équipe peuvent battre Raonic."

Les pièges ne manqueront pas ce week-end. Il y a le décalage horaire (9 heures avec Paris), une des raisons qui a poussé la Fédération canadienne à choisir la côte Ouest du pays plutôt que l'Est. Il y a aussi les impondérables d'un match à l'extérieur dans une petite salle à guichets fermés où le public va souffler dans le cou des joueurs, facteur à ne jamais négliger en Coupe Davis. Il y a enfin l'épée de Damoclès d'une blessure de Tsonga, Llodra ou Benneteau.

Après une élimination décevante face à Kei Nishikori en huitièmes de finale de l'Open d'Australie, Tsonga est attendu au tournant. A 26 ans, le Manceau approche de la pleine maturité et est l'incontestable leader de l'équipe.

"A Melbourne, "Jo" ou Gaël n'ont pas montré leur véritable visage. Je compte sur ce petit faux-pas pour qu'ils nous montrent une réaction", souligne Forget, qui a un message à faire passer à ses cadres, Tsonga en tête: "Leur meilleure chance de gagner un grand évènement cette année, c'est peut-être la Coupe Davis, plus qu'un tournoi du Grand Chelem".

Cette année, le capitaine a prévenu: il attend "plus de responsabilité, d'expérience, d'engagement qu'auparavant". "J'espère qu'on ne fera pas d'erreurs de débutants". A commencer par une défaite au Canada.

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