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A Bâle, le tournoi qui l'a vu aussi bien ramasseur de balles que numéro un mondial, Roger Federer prend plaisir à se replonger dans ses racines, même si cette semaine, dans une fin de saison bien chargée, est aussi fatigante qu'une grande tournée de famille.
Avec Paris-Bercy et le Masters à Londres dans la foulée, le Suisse, qui avait réussi le triplé l'an passé, a trois semaines de folie et le sait. Mais dans son calendrier, le patron du circuit n'a encore jamais manqué, sauf blessure, d'honorer ce rendez-vous dans la cité de sa jeunesse.
Gradé ATP-500, il ne peut lui offrir que quelques points et un titre de plus à son palmarès, mais pour l'homme aux 17 victoires en Grand Chelem, l'essentiel n'est à l'évidence pas là.
"C'est peut-être un tout petit trophée aux yeux de certains mais pour moi, il revêt une importance particulière", insistait Federer, après avoir brandi la coupe pour la cinquième fois en 2011, non sans verser quelques larmes.
Car Bâle fait partie de son album de famille. Bien avant de trôner aux premières loges à regarder les exploits de son champion, sa mère Lynette joua longtemps les bénévoles. Et Roger fut un des petits jeunes bondissant pour fournir balles et serviettes aux joueurs.
Lui qui avait eu droit à une petite médaille remise par les finalistes comme le veut la tradition du tournoi, la remet désormais aux ramasseurs de balles. Et pour fêter sa victoire, il a pris l'habitude de partager avec eux des pizzas.
"Quand j'étais gamin, je venais en vélo ici. J'ai été ramasseur de balles à deux reprises. J'ai commencé avec un match de qualifications. Le lendemain j'avais des courbatures de folie à force de rester debout tout le temps", a raconté le héros national lors de sa conférence de presse précédant le coup d'envoi

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