Les hommes à suivre : Andy Murray

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Les hommes à suivre : Andy Murray

Les hommes à suivre : Andy Murray

Jeudi 2 février 2012 - 16:29

Suite de notre série consacrée aux hommes à suivre sur le circuit ATP cette saison. Découvrons la fiche d'Andy Murray.

Andy Murray : Ecosse, ATP rang 4, (15/05/1987) ; 1.90m, 84 kilos ; professionnel depuis 2005. 22 titres en carrière, 9 finales, (328V/107D), gains en tournoi : 19 223 M$ (4.6 M$ en 2011). Titres en 2011 : (5) ATP World Tour Masters 1000 Shanghai (Outdoor/Dur) , Tokyo (Outdoor/Dur), Bangkok (Indoor/Dur) , ATP World Tour Masters 1000 Cincinnati (Outdoor/Dur) , London / Queen's Club (Outdoor/Herbe).

D’un côté il y a Roger Federer qui explique depuis maintenant quelques temps que l’écossais n’a pas le niveau pour gagner un tournoi du Grand Chelem. De l’autre, Andy Murray annonce qu’il est tout prêt de toucher du doigt le Saint Graal avec l’aide de son nouveau coach, le légendaire Ivan Lendl. Qui a raison ? Trois finales perdues en Grand Chelem (Open d’Australie 2010/2011, US Open 2008), une place stagnante de numéro quatre mondial, l’enfant terrible du Royaume-Uni est une équation à lui seul dans l’univers du tennis professionnel. Joueur atypique possédant un caractère qui ne l’est pas moins, Andy Murray demeure à 24 ans le seul joueur du quatuor qui domine actuellement le classement ATP à ne jamais avoir remporté un tournoi du Grand Chelem. Pourquoi ? Techniquement surdoué, doté d’un énorme physique, « Angry Murray » comme le surnomme amicalement ses fans, bute depuis 2008 sur la dernière marche, celle qui fait de vous un champion d’envergure. Evidement, les mauvaises langues affirment que l’Ecossais aurait déjà aux moins six à sept Grands Chelems dans sa poche si le trio composé de Federer, Nadal et Djokovic n’existait pas ! Malheureusement, ce dernier est bien « vivant » et surtout pas prêt à faire la moindre des concessions. Alors, que doit faire Andy Murray pour parvenir à ses fins. Techniquement, pas grand chose ! Possédant à juste titre avec l’Argentin David Nalbandian le meilleur revers à deux mains du circuit, le natif de Dunblane excelle également dans tous les autres compartiments du jeu. Seul petite ombre au tableau, son coup droit qui de temps en temps le lâche durant certains moments importants d’une partie et qui manque d’explosivité quand il se décale côté revers. Donc, ce n’est pas tennistiquement que le bas blesse ! Serait ce alors mentalement ? A la vue de ses trois finales de Grands Chelems perdues, la réponse pourrait être bien entendue oui ! Attendu tel le Messie par tout un royaume depuis son avènement sur le circuit en 2005, Andy Murray tente plus ou moins de supporter cette énorme pression. Très souvent interrogé sur le sujet au moment du début du tournoi de Wimbledon il explique : « «Je ne vais pas faire des trucs différents, déclare le double demi-finaliste à Londres en 2009 et 2010 sur le site officiel de l'événement. Si je veux aller faire du karting, j'irai. Si je veux jouer à la PlayStation, aussi. L'entraînement est ce qu'il y a de plus important, pour le reste, je ferai tout comme toujours». Pas question par conséquent de changer la moindre chose dans son programme. «Vous êtes beaucoup à penser que j'ai besoin de conserver mon énergie, de rester à la maison, de ne pas regarder les journaux ni la télévision. Mais au contraire, ajoute-t-il, sûr de lui, je dois me préparer exactement comme tous les autres joueurs. Et c'est ce que je vais faire». Avec comme objectif, simple et toujours le même lui aussi : «gagner le tournoi».

Fatigué de passer pour un « looser »


Conscient de l’attente de tout un peuple, Andy Murray ne s’est jamais inventé d’excuses à la mord moi le nœud pour expliquer ses frustrantes défaites. Triste mais lucide au moment des sempiternelles conférences d’après match, il a toujours reconnu la supériorité de ses adversaires. Car oui, la réponse aux interrogations des fans du britannique est claire, malgré son niveau de jeu extraordinaire, pour le moment, tennistiquement parlant, Andy Murray est un cran en dessous de Djokovic, Nadal et de Federer ! Conscient au plus profond de soit de ce fait, c’est sûrement pour cette raison qu’il a demandé il y a peu l’aide de l’ancien numéro un mondial, détenteur de huit titres du Grand Chelem, Ivan Lendl de l’aider dans sa tache. Comme lui, le Tchèque, a dû subir la bagatelle de quatre finales de Grand Chelem perdues avant d’atteindre l’Olympe. Andy Murray, fatigué de passer pour un « looser » a donc prit les devants et il s’en explique par le biais du site Welovetennis.fr : « Il ne m'a pas particulièrement fait passer un message plus qu'un autre. On a parlé de choses sur lesquelles il fallait bosser, de certains exercices à faire à l'entraînement. Pour ce qui est de la compétition et des matches, il m'a dit de jouer chaque point comme si c'était le dernier et de me battre avec autant de force que je le peux. Bref, me donner à 100% et envoyer un message clair à tous les autres joueurs : à chaque fois qu'ils entreront sur le court pour m'affronter, qu'ils sachent qu'un match très difficile les attend. Alors, bien sûr, avant, j'essayais aussi de me battre sur chaque point. Mais nos discussions sont allées plus loin que cela. Il y a des manières de se bagarrer sur un court, des manières de préparer les matches, de se préparer pour les tournois. Ce qu'on mange, comment on s'échauffe, comment on s'entraîne... Il faut être méticuleux et vérifier que tout a été parfaitement effectué. C'est vraiment ça le message d'Ivan. » Auréolé pour leur première collaboration d’un titre à Brisbane en ce début d’année 2012, cette nouvelle association permettra t’elle enfin à Andy Murray de casser la malédiction ?

Eric Bourillot

Fiche Stats

Grande BretagneATP4

Andy
Murray
Grande Bretagne
25 ans
1.90m, 84kg
Droitier
Revers à à deux mains

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