Brad Drewett admet que la "frustration" gagne les rangs des joueurs professionnels. Mais le nouveau patron de l'ATP minimise le risque qu'ils s'engagent dans une grève pour protester contre le calendrier actuel et le partage des profits. Les joueurs se sont réunis samedi à l'avant-veille du début de l'Open d'Australie et auraient évoqué avec insistance la possibilité de recourir à la grève pour se faire entendre.
"Rien n'est jamais parfait dans aucun milieu, et certainement pas dans celui du tennis", répond Drewett. "Le week-end dernier, les joueurs ont évoqué avec force un certain nombre de problèmes, mais ce n'est pas nouveau", a-t-il ajouté. "J'ai assisté à de nombreuses réunions de joueurs où les gars vont pour exprimer leur ras-le-bol."
Ces questions ont provoqué une brouille passagère entre Rafael Nadal et Roger Federer qui ont exprimé leurs divergences sur le sujet. L'Espagnol a reproché au Suisse de ne pas suffisamment soutenir les revendications des joueurs. Le N.3 mondial a répondu en expliquant qu'il soutiendrait la grève si les joueurs décidaient d'y recourir, mais que cela ne pouvait être à ces yeux que l'ultime option. Les joueurs jugent le calendrier surchargé et responsable des nombreuses blessures. Ils sont aussi mécontents du format et de la programmation de la Coupe Davis et de la répartition des gains dans les tournois du Grand Chelem.


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