Le président de la Fédération française de tennis (FFT), Christian Bîmes, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour des malversations présumées au sein de la FFT.
Christian Bîmes, à la tête de la FFT depuis 1993, est renvoyé devant le tribunal pour prise illégale d'intérêt et pour abus de confiance. Mis en examen pour ces chefs depuis le 16 février 2007, il encourt cinq ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende.
La juge Xavière Simeoni a également renvoyé devant le tribunal l'épouse de M. Bîmes, Caroline Château, pour recel de prise illégale d'intérêt, ainsi que le secrétaire général de la Fédération, Jacques Dupré, pour prise illégale d'intérêt.
La magistrate reproche au président de la FFT la perception d'indemnités indues, l'utilisation d'automobiles, le remboursement de dépenses injustifiées (billets d'avion, téléphone, traiteur...) et le fait que son épouse ait continué à travailler après son mariage pour la société qui fournit les hôtesses pendant le tournoi de Roland-Garros.
Jacques Dupré est pour sa part soupçonné d'avoir favorisé l'utilisation des services de ses deux fils pour des prestations en matière de communication pour le compte de la FFT.
Une information judiciaire avait été ouverte en mars 2005 à la suite d'une plainte de cinq licenciés de la FFT.
Le procès pourrait s'ouvrir au début de l'année prochaine, alors même que les élections fédérales sont prévues en février 2009. Christian Bîmes compte y solliciter un nouveau mandat.





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