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Rafael Nadal a sévèrement battu la coqueluche du public anglais, Andy Murray. Il affrontera une demi-finale soit l'Allemand Rainer Schuettler, soit le Français Arnaud Clément, dont la rencontre a été interrompue par la nuit à un set partout (6-3, 5-7). L'autre demi-finale verra s'affronter Roger Federer, qui est pour la 17e fois d'affilée dans le dernier carré d'un tournoi du Grand Chelem, au revenant Marat Safin, tombeur de Feliciano Lopez.
L'Espagnol Rafael Nadal a puni en moins de deux heures l'enfant chéri de Wimbledon, Andy Murray, pour s'offrir mercredi une demi-finale a priori aisée contre l'un des invités surprises de la fin de tournoi, l'Allemand Rainer Schuettler ou le Français Arnaud Clément.
Il est difficilement envisageable d'imaginer que le 97e ou le 145e mondial, qui ont surtout bénéficié d'un tableau dégagé des "gros poissons", puissent empêcher Nadal d'entrer dans sa troisième finale londonienne consécutive, tant il est apparu impérial face à Murray (6-3, 6-2, 6-4).
Nadal a été le maître de l'échange en fond de court (65 points contre 21...) face à un adversaire impuissant, également incapable de venir forcer la décision au filet où il est pourtant souvent monté.
Pas une fois l'Espagnol n'a eu à défendre son service, se procurant en revanche pléthore d'occasions sur celui d'un Murray également défaillant dans ce secteur, passant moins d'une première balle sur deux. Sa deuxième balle étant l'un de ses points faibles persistants, le Britannique ne pouvait rêver d'un miracle.
Depuis le début du tournoi, l'Espagnol n'a perdu qu'un set, contre le Letton Ernests Gulbis, dans une partie de tableau pourtant annoncée relativement relevée avec également Nicolas Kiefer et Mikhaïl Youzhny qui l'avait fait souffrir le martyre l'an passé.
En 2007, deux joueurs (le Suédois Robin Soderling et Youzhny) l'avaient poussé dans des rencontres marathons en cinq sets. La première, interrompue à multiples reprises par la pluie, s'était même étalée sur plusieurs jours.
Le Russe Marat Safin a confirmé son retour au premier plan en battant l'Espagnol Feliciano Lopez (3-6, 7-5, 7-6, 6-3) pour se qualifier pour sa première demi-finale de Wimbledon où il affrontera le quintuple champion sortant Roger Federer.
Le N.1 mondial l'avait corrigé en trois sets l'an passé en 16e de finale, et restera le grandissime favori.
Mais depuis son retour sur le gazon londonien, pourtant une surface qu'il n'a jamais appréciée, Safin, semble vivre une résurrection après plus de trois ans de contre-performances.
Face à Lopez, ses nombreuses fautes directes en début de match ont montré que la rechute n'était jamais loin, et il a été heureux de voir la pluie interrompre la partie alors qu'il était dominé (5-2 pour l'Espagnol dans le premier set). "Il fallait que je me calme", a-t-il reconnu.
"J'ai commencé un peu nerveusement. Je ne l'avais battu qu'une fois à Madrid, et j'avais été chanceux, pour quatre défaites", a expliqué le fantasque Safin.
"Il a les capacités de bien jouer contre tout le monde, même s'il ne l'a pas beaucoup montré ces dernières années", a de son côté commenté Federer. "Je l'ai suffisamment affronté pour savoir à quel niveau il peut évoluer. Je ne vais pas le sous-estimer", a commenté Federer.
20-18 au tie-break
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A son arrivée à Wimbledon, Safin était tombé au 75e rang mondial au gré des contre-performances accumulées depuis son deuxième titre du Grand Chelem (Open d'Australie en 2005).
C'est d'ailleurs en demi-finale de ce tournoi que Safin avait remporté son deuxième succès (en dix duels) sur le Suisse au terme d'un match splendide et extrêmement serré (5-7, 6-4, 5-7, 7-6, 9-7). Federer a également rappelé un tie-break au Masters 2004, conclu sur le score de 20-18 en sa faveur.
Depuis l'Australian Open 2005, le Russe n'avait plus gagné cinq matches de suite. Mais sa renaissance est devenue envisageable au 2e tour, quand il a sorti le Serbe Novak Djokovic. Depuis près de deux ans, le N.3 mondial n'avait été éliminé d'un Grand Chelem que par Federer ou l'Espagnol Rafael Nadal.
Premier demi-finaliste russe à Wimbledon dans l'ère Open (le Soviétique Alex Metreveli, finaliste en 1973, était Géorgien), Safin sera désormais entré dans le dernier carré de tous les tournois du Grand Chelem.
Jusqu'à cette année, il n'a jamais caché son aversion pour le gazon. Mais il a expliqué que la surface était devenue plus lente et permettait des rebonds plus haut, correspondant mieux à son jeu.



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