C'est ce que révèle l'hebdomadaire brésilien Veja dans une enquête consacrée à ce sport ancestral. Les Gaijins (c'est-à-dire les non-Nippons) seraient en effet en pleine ascension dans le milieu du sumo. "Sur les 386 lutteurs professionnels, 50 sont ont étrangers", rappelle le magazine. "Depuis mille ans, les luttes de sumo sont immuablement codifiées. Mais les sumotoris d'aujourd'hui ne sont pas ceux du XIe siècle. Les champions de la lutte la plus traditionnelle et la plus populaire du Japon sont maintenant des étrangers ! Seuls le Hawaiien Musashimaru et le Mongol Asashoryu détiennent actuellement le titre de Yokozuna, le plus grand honneur auquel un lutteur de sumo puisse accéder. Le dernier Japonais en date à l'avoir obtenu s'est retiré en janvier, à la suite d'une série de blessures." Ce monde en mutation doit en outre affronter une certaine désaffection de son public. En quelques années, l'audience télé des combats de sumo aurait baissé de 35% dans le monde.



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