Une claque qui fait mal

Sp. d'hiver / JO 2018

Une claque qui fait mal
Photo CIO/R. Juilliart

Une claque qui fait mal

Mercredi 6 juillet 2011 - 23:16

Si le revers d'Annecy 2018 ne surprendra personne, l'ampleur de la défaite (7 voix seulement) est un camouflet pour la France entière. La France n'a pas forcément de problème pour organiser des grands événements sportifs, mais elle a un vrai problème avec l'olympisme.

"J'ai toujours dit que c'était difficile, mais après la bonne présentation de ce matin, je m'attendais à autre chose", a commenté Guy Drut, l'air peu affecté par l'ampleur de la claque, tandis que Charles Beigbeder, patron de la candidature, avait du mal à contenir son émotion. "Je suis très surpris et extrêmement déçu, lâchait-il. J'y croyais. La candidature française avait fait un sans faute et je pensais vraiment que l'on pouvait inverser la tendance." Annecy a pris "une douche très très froide", selon les termes de Guy Drut, l'un des deux membres français du CIO.

Sept voix, c'est en effet quasiment deux fois moins que ce que les pires pronostics envisageaient pour Annecy. "Ce n'est pas nous qui avons perdu, c'est la Corée du Sud qui a gagné", a estimé Guy Drut, refusant de reconnaître l'échec de la candidature française dans la lignée des Lille 2004, Paris 2008 et Paris 2012.

Le Premier ministre François Fillon et la ministre des Sports Chantal Jouanno refusaient d'analyser "à chaud" les raisons de la défaite. "Il faut réfléchir comment, à l'avenir, présenter une candidature avec plus de chance", lâchait le Premier ministre. François Fillon a ensuite estimé qu'il y avait "une sorte de logique géostratégique à ce que la Corée du sud soit choisie". "Nous parlons chaque jour de l'émergence de l'Asie, a-t-il ajouté. C'est un immense continent qui aspire a participer au développement du monde, qui veut les premières places." Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), refusait lui d'interpréter la claque du jour comme un "message adressé à la France", laissant ainsi la porte ouverte à une future candidature. Paris 2024 ? Probablement. Avant qu'Annecy ne force le passage, il faut se souvenir que la présentation d'une candidature française pour 2018 n'était pas une priorité pour le sport français. Le véritable objectif reste 2024. Ce qui peut expliquer bien des choses et notamment sur ce sentiment qu'Annecy avançait en réalité à reculons.

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