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La troisième aura été la bonne. Pyeongchang, pour sa troisième tentative, a été élue ville hôte des Jeux olympiques d'hiver 2018. Pyeongchang obtient la majorité absolue dès le premier tour (63) alors qu'Annecy reçoit une correction avec 7 voix seulement.
Pyeongchang écrase ses concurrentes. Elle a obtenu 63 voix dès le premier tour de vote, contre 25 pour Munich et seulement 7 pour Annecy. La règle, non écrite, de l'alternance des continents a été respectée : Salt Lake City 2002, Turin 2006, Vancouver 2010 et Sotchi 2014. Les JO d'hiver retournent en Asie pour la première fois depuis 1998 et Nagano. L'ampleur du succès sud-coréens peut surprendre. Néanmoins, avec son budget de campagne estimé à plus de 100 millions d'euros, Pyeongchang avait tout du rouleau compresseur. Déjà candidate pour 2010 et 2014, elle a tout fait pour décrocher les Jeux. Elle devient ainsi la troisième ville asiatique à accueillir des Jeux d'hiver, après deux Sapporo en 1972 et Nagano en 1998. La première en Corée du Sud qui a déjà accueilli les JO d'été en 1988 à Séoul.
Après Lille 2004, Paris 2008 et 2012, la France essuie un quatrième échec consécutif. Chantal Jouanno a affirmé que le sport français dans son ensemble devrait tirer les conclusions qui s'imposent désormais. Lesquelles ? Interrogée sur France 2 sur les quatre défaites des candidatures françaises présentées depuis 2004, la ministre des Sports a répondu : "C'est dur à encaisser pour le sport français, parce que le sport français ne mérite pas ça, mais on va apprendre de cette défaite. On n'a sans doute pas suffisamment appris des précédentes défaites. On va apprendre de celle-ci. On va clairement débriefer." En matière d'olympisme, c'est sans doute ce que la France fait de mieux depuis bientôt une décennie : apprendre à perdre.


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