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Une réclamation russe déposée contre Mathieu Bozzetto a été rejetée. "La réclamation a été rejetée par le jury. Pour moi, il n'y avait pas de problème et Mathieu m'a dit qu'il n'avait pas enfourché", a déclaré Joël Franitch, le patron du snowboard français.
Le camp russe reprochait à Bozzetto d'avoir enfourché une porte lors de la seconde manche de la petite finale l'opposant à Detkov.
La France égale son record de médailles (11 comme à Salt Lake City en 2002) lors des Jeux olympiques d'hiver grâce à Mathieu Bozzetto, médaillé de bronze du slalom géant parallèle de snowboard.
Ses quatrièmes et derniers Jeux olympiques ont été les bons. A 36 ans, Mathieu Bozzetto décroche la médaille olympique qui lui échappait depuis si longtemps.
Avec près d'une seconde (96/100) d'avance à l'issue du premier passage, le Français a maîtrisé la suivante, profitant d'une chute au départ du Russe Stanislav Detkov, pour s'assurer la troisième marche du podium.
Le champion de Val d'Isère est sorti d'un an de retraite pour cette 4e et dernier chance d'ajouter une breloque olympique à un palmarès riche de 35 victoires en Coupe du monde pour un total de 7 globes de cristal. Lors de ses trois précédentes tentatives, Bozzetto avait terminé cinquième en 1998 à Nagano, sixième en 2002 à Salt Lake City et quatrième en 2006 à Turin. "J'ai fait l'inverse de ce que je sais faire, a expliqué le Français. J'ai été plus ou moins bon un peu partout, pas extraordinaire. Au fond, j'avais envie de faire plaisir aux gens qui m'aiment, mes parents, mon fils, mes anciens entraineurs..."
En difficulté en huitième et en quarts de finale, il a expliqué avoir "géré parce que (le Suédois Daniel) Biveson, je le connais. Je sais que je suis plus fort que lui, même si je déteste cette neige-là par-dessus tout. Il a l'habitude de perdre contre moi et je savais que, psychologiquement, ça n'allait pas lui plaire d'être en avance sur moi à la 2e manche. Je me suis juste forcé dans ma tête à ne pas faire de conneries et à vraiment enchaîner les virages en décomposant. C'est difficile à expliquer. J'ai essayé de ne pas faire d'erreurs techniques majeures pour remonter gentiment, petit à petit, jusqu'à l'aire d'arrivée. Je savais que si j'arrivais pas trop mal en haut du mur, je pouvais un peu couper les lignes. Contre l'Américain (Chris Klug), ça a été pareil. J'étais même encore plus en confiance parce que je savais que, de toute façon, j'allais le battre et je ne voulais pas me laisser encore battre une fois par un Américain alors que c'était les jeux Olympiques. Mais derrière, ça a été dur. (L'Autrichien Benjamin) Karl m'a mis une trempe et puis là, je suis tombé contre le Russe. Il s'éclate dans les starts, le pauvre ! Il a dû tirer sur les bras une seconde trop tôt. C'est vraiment extra. Moi, je n'y croyais pas (...) Je n'en reviens pas parce que je déteste cette neige-là, je la déteste quand c'est dur comme ça et que ça n'accroche pas. Ce n'est vraiment pas ma neige et je m'en sors bien."
Sylvain Dufour, brillant lors des qualifications (2e chrono), a été éliminé en 8es de finale. Le Vosgien de 27 ans, vice-champion du monde de la spécialité, a vu s'envoler ses espoirs en chutant sur le haut du parcours de son premier duel avec le Slovène Rok Flander. Le retard de 1 sec 50/100, Dufour n'est pas parvenu à le combler durant la seconde manche, faisant ainsi des adieux prématurés à sa première expérience olympique.
Le titre olympique, lui, a été remporté par le Canadien Jasey Jay Anderson devant l'Autrichien Benjamin Karl.





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