Le président du comité olympique et sportif français (CNOSF),
Denis Masseglia, a rappelé samedi à Whistler que les jeux Olympiques devaient "être le but suprême" de chaque athlète, alors que certains skieurs alpins ont relativisé leur importance.
"Les Jeux sont particuliers. Il faut s'y préparer psychologiquement tout au long de l'olympiade. Ce doit être le but suprême des athlètes. Ca nécessite une approche qui doit privilégier la performance au moment des JO", a affirmé M. Masseglia lors d'une conférence de presse.
Après son raté dans le super-combiné,
Julien Lizeroux, qui s'est classé 9e du slalom samedi, avait déclaré: "Les JO sont une course comme une autre, qui a même moins de valeur sportive puisqu'il y a seulement quatre skieurs par nation. Après, on en fait tout un pataquès, on idolâtre des personnes, on en met à terre d'autres pour des courses d'une journée".
Le président du
CNOSF a précisé que les JO ne correspondaient pas à "l'addition d'un certain nombre de Championnats du monde. C'est particulier, il faut les préparer avec beaucoup d'attention. Le contexte est différent. On fait face à un environnement différent de celui des compétitions habituelles".
"Il faut aussi faire un bilan d'ensemble et s'interroger sur ce qu'il faut faire pour avoir la meilleure performance d'ensemble possible. Il faut une analyse où tous les acteurs seront concernés. Il faut savoir se remettre en cause pour progresser", a-t-il conclu.
Le président du CNOSF s'est cependant félicité des 11 médailles remportées par l'équipe de France, égalant le record des JO-2002 à Salt Lake City.
"Nous sommes dans l'objectif fixé avec 11 médailles, dont deux en or.
Vincent Jay, en biathlon, et
Jason Lamy-Chappuis, en combiné nordique, (les deux champions olympiques) ont été brillants et nous ont offert de grandes émotions. On égale le meilleur bilan français dans des jeux Olympiques d'hiver", a-t-il rappelé.