Yves Dimier, le directeur technique du ski alpin français, a promis des changements dans l'encadrement de l'équipe de France, repartie sans la moindre médaille des jeux Olympiques de Vancouver alors qu'elle compte 16 podiums en Coupe du monde cet hiver.
"Il est évident qu'on ne peut pas sortir d'un échec comme celui-ci sans changement", a déclaré Yves Dimier, après la 9e place de
Julien Lizeroux en slalom, alors que la France achève des Jeux sans médaille pour la première fois depuis 1994 à Lillehammer.
"Il va falloir analyser le pourquoi de l'échec ici et adapter les choses c'est certain, faire des changements. Je ne pense pas qu'une révolution soit nécessaire, par contre une remise en question notamment dans la préparation des grands événements cela semble évident", a poursuivi Yves Dimier, se refusant d'en préciser la teneur "à chaud".
"On avait misé sur deux médailles au départ, en vitesse féminine et en technique. (...) Cela n'a pas souri. Du coup le bilan pour le ski alpin n'est pas bon. Zéro médaille, c'est difficile à accepter. Malgré tout, depuis deux ans le ski alpin français est en pleine progression. On a fait une très bonne saison en Coupe du monde", a avancé Yves Dimier.
Concernant les raisons de l'échec, le directeur technique a pointé les Mondiaux-2009 organisés à Val d'Isère, où la France avait décroché trois médailles d'argent, grâce à Julien Lizeroux (super-combiné, slalom) et
Marie Marchand-Arvier (super-G).
"Val d'Isère est un peu l'explication de l'échec ici, a-t-il plaidé. Inconsciemment, on a laissé beaucoup d'énergie dans tout ça et on arrive aux Jeux à bout de souffle. C'est malheureux parce que c'est l'événement phare dans tout sport".