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La Française Marion Rolland a une belle carte à jouer ce dimanche dans la descente des Championnats du monde de ski alpin sur la piste du Streicher de Schladming (Autriche), où elle avait décroché les deux seuls podiums de sa carrière l'an passé.
En mars 2012, pour les finales de la Coupe du monde, Marion Rolland avait surpris en montant deux fois sur la "boîte": troisième en super-G, mais surtout deuxième en descente, derrière la reine de la vitesse, l'Américaine Lindsey Vonn, forfait dimanche après sa chute dans le super-G mardi.
Si les conditions de neige ne seront pas du tout les mêmes, la skieuse des Deux-Alpes essaie toutefois de se servir de cette expérience. "J'essaie de me rappeler des sensations. Mais c'est un moment tellement fugace, que c'est difficile à imprimer", explique-t-elle.
L'Iséroise, 4e de la dernière descente en date, à Cortina d'Ampezzo (Italie) fin janvier, a coché depuis longtemps cette course d'un jour assez particulière dans son agenda. "Les Mondiaux, j'y pense à l'entraînement physique, j'y pense dans les moments compliqués et dans les bons moments."
"Je ne pense pas avoir fait une préparation mentale spéciale, mais j'y pense plus souvent qu'une simple Coupe du monde", ajoute-t-elle.
L'engouement incroyable des spectateurs dans l'aire d'arrivée, qui l'avait surprise lors du super-G mardi (22e), la motive encore plus pour décrocher le Graal mondial. "Je n'avais pas imaginé qu'il pouvait y avoir autant de monde. C'est quelque chose qu'on ne voit jamais."
Les descendeuses françaises espèrent mettre un terme à plus de dix ans de disette dans les disciplines de vitesse. La dernière médaille féminine tricolore aux Championnats du monde remonte à 2001, avec le titre de la regrettée Régine Cavagnoud en super-G à Sankt-Anton-am-Arlberg (Autriche).

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« Mon seul regret est que Monsieur Fernandez ne soit pas parti plus tôt. »
Jacques Rousselot, président de l'ASNL