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Le XV de France a subi samedi la plus lourde défaite de son histoire face à l'Australie (16-59), la deuxième défaite la plus large tous adversaires confondus subie en France après celle (3-47) enregistrée contre la Nouvelle-Zélande de novembre 2006 à Lyon. Après la rencontre, personne n'est capable d'expliquer cette incroyable débâcle. Il va pourtant bien falloir le faire.
"J'ai envie de me battre pour mes joueurs, pour prouver la qualité de ce groupe, la qualité de leur investissement. Et j'espère qu'on sera nombreux à se battre autour de moi", a déclaré Marc Lièvremont dimanche matin. L'entraîneur du XV de France a retrouvé un peu de morgue après la désillusion de la veille au Stade de France. Samedi soir, il ne cachait pas sa détresse après avoir encaissé la plus lourde défaite de son mandat. "Il est difficile de trouver une explication rationnelle à cette débâcle si ce n'est qu'on a joué contre une équipe d'Australie exceptionnelle", a-t-il dit.
L'entraîneur du XV de France n'a pas non plus tenté de trouver des explications aux sept essais concédés. "Malgré une première mi-temps pleine de courage malgré déjà quelques lacunes, j'avoue qu'il est assez compliqué de comprendre comment on peut prendre une cinquantaine de points en une grosse demi-heure", a-t-il ajouté.
"J'assume cet échec, mais je le répète, j'ai envie de me battre, a-t-il dimanche. Je ne suis pas sûr que Pierre, Paul ou Jacques ferait mieux (à sa place, NDLR), même s'il faisait différemment. Je reste convaincu qu'on travaille comme il faut en terme de management, de gestion du groupe, de stratégie. On a un staff à mon sens compétent."
Le capitaine Thierry Dusautoir a reconnu que les deux essais marqués par les Australiens en début de première mi-temps "avaient mis" le XV de France "KO". "Ils ont gardé le même tempo tout au long du match. Nous on a sombré, mais on a surtout sombré mentalement en seconde mi-temps. On aurait dû s'accrocher pour éviter une telle raclée à l'arrivée", a-t-il ajouté. "Je ne sais même pas combien d'essais ils nous ont marqués."
"On a craqué psychologiquement, mentalement, physiquement face à une équipe d'Australie qui est, il faut le reconnaître, largement au-dessus de nous, a constaté Damien Traille. On a pris un, deux essais, on n'a pas su se remobiliser et avoir un peu plus de fierté pour éviter un score aussi lourd."
En charge des lignes arrières, Emile Ntamack n'accable pas les joueurs. "Moi le premier, je pense que tout le monde est concerné, estime-t-il. Mais quand les joueurs sont en peine, on parle de démission. C'est un terme qui me dérange car je n'ai pas vu des joueurs abandonner, ils ont simplement été submergés de partout."
Cette déroute vient couper l'élan de toute la préparation à la Coupe du monde qui aura lieu dans moins d'un an et avec seulement les cinq matches du Tournoi des Six Nations pour reconstruire un groupe.


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