"Facile de critiquer le cul dans le canapé"

Rugby / XV de France

"Facile de critiquer le cul dans le canapé"

Jeudi 20 octobre 2011 - 12:00

Philippe Bernat-Salles, ancien ailier du XV de France et actuel président de la Ligue nationale de handball (LNH), a commenté les critiques faites aux rugbymen français finalistes du Mondial-2011 estimant qu'il "est toujours facile de critiquer le cul dans le canapé".

Présent à Toulouse pour remettre un prix à lailier gauche tunisien Anouar Ayed, premier joueur depuis la création de la LNH en 2004 à inscrire 1.000 buts, l'ex-rugbyman a rappelé que les Français ont tenu leur pari. "Il y a quelque temps, un rendez-vous avait été donné pour le 23 octobre et ils y seront", a-t-il dit dans un entretien à l'AFP en marge de Toulouse-Paris mercredi.

"C'est une finale rêvée. Quand on est Français et qu'on va jouer une Coupe du monde, le plaisir ultime est de rencontrer les Blacks en finale", a assuré le finaliste de l'édition 1999 (défaite 35-12 contre l'Australie après un succès 43 à 31 en demi-finale contre les All Blacks).

"Le destin et les performances des Français ont fait qu'ils allaient vivre ce grand moment dans le stade et devant le public néo-zélandais. Les performances? C'est toujours facile de critiquer le cul dans le canapé".

En fin connaisseur, celui qui avait marqué l'un des quatre essais aux Blacks (avec Lamaison, Dominici et Dourthe) en 1999 à Londres a reconnu que "c'est sûr que les prestations nont pas été abouties et qu'elles n'ont fait rêver personne".

"Si l'équipe de France est championne du monde, les gens se rappelleront du titre, pas comment ils l'ont eu", a souligné Philippe Bernat-Salles qui dit "comprendre la déception d'équipes comme le pays de Galles qui a, lui, essayé de produire du jeu et qui s'est fait sortir" en demi-finale.

"Quand on voit jouer les Blacks et les Bleus c'est sûr que c'est un peu inquiétant (sourires). Ils ont une certaine facilité et franchement je ne leur ai trouvé aucun défaut. Si la France parvient à les faire douter en tenant le score, la pression populaire aidant, l'exploit sera envisageable. C'est ce que nous étions parvenus à faire en 1999", un souvenir à tout jamais gravé dans la mémoire du Béarnais.

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