Le pilier d'origine belge Vincent Debaty, titularisé avec le XV de France pour le premier match du Tournoi des six nations face à l'Italie samedi, affirme vouloir "ne pas laisser la porte se refermer", six ans après sa seule sélection en tant que remplaçant.
Q: Avez-vous été surpris de cette titularisation ?
R: "Ca a été une surprise. Déjà faire partie des 30, j'étais super heureux, être dans les 23 encore plus et parmi les 15, toujours plus. Pour l'instant, je suis sur un petit nuage. Ce qui me reste à faire, c'est de prouver aux entraîneurs qu'ils ont raison de me faire confiance. Je suis encore plus motivé."
Q: Vous allez vous retrouvez face à Martin Castrogiovanni, une des références mondiales au poste de pilier droit. On a pourtant souvent dit que les mêlées n'étaient pas votre point fort...
R: "A moi de prouver le contraire samedi. Tout le monde a quelque chose à dire sur tout le monde. Moi, c'est la mêlée. A moi de la travailler plus pour gommer ce point un peu moins bon de mon jeu. (Castrogiovanni) C'est un très bon pilier droit, qui a prouvé à maintes reprises qu'il était très bon et costaud. A moi d'être aussi costaud que lui. Je l'ai joué déjà deux fois cette année (en Coupe d'Europe, ndlr), même si ce n'est pas avec les mêmes joueurs derrière lui et dans ce contexte-là. Mais moi aussi, je suis bien entouré donc je ne vois pas pourquoi ça se passerait mal."
Q: Comment vivez-vous ce retour en équipe de France, six ans après votre première sélection en tant que remplaçant contre la Roumanie (en juin 2006) ?
R: "La première sélection, je l'ai vécue un peu vite. Je n'étais pas un premier choix, c'était suite à la blessure de Nicolas Mas lors du dernier entraînement. Là, je me sens mieux. La première fois, j'ai peut-être fait l'erreur de le vivre un peu +tête en l'air+. Là, j'ai plus la tête sur les épaules, envie d'en profiter, d'assimiler les choses le plus vite possible et d'être prêt le plus vite possible."
Q: Votre passage à Clermont vous a rendu plus serein ?
R: "J'ai un peu voyagé, vécu des choses qui font que maintenant je suis plus calme. Je vois les choses d'une autre façon. C'est vrai que tout va très vite en ce moment, j'en profite au maximum. J'ai 30 ans, si je ne réponds pas présent maintenant... Il ne faut pas laisser la porte se refermer."
Q: Votre famille sera au Stade de France ?
R: "Mes enfants non, il y a le spectacle des maternelles ! (rires) Mais mes parents, qui habitent en Belgique, viendront, bien sûr!"
Propos recueillis en conférence de presse.



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