Au départ, le Tournoi des Six Nations devait servir de "laboratoire" pour constituer le groupe des 30 pour la Coupe du monde. Cette large revue d'effectif n'a pas eu lieu. Ce Tournoi a donc dessiné plus nettement les contours de la sélection pour le Mondial.
En 1re ligne, Bernard Laporte devrait s'appuyer sur quatre ou cinq piliers. Suite à l'absence probable du polyvalent Sylvain Marconnet, victime d'une fracture tibia-péroné au ski, Nicolas Mas, de préférence à Jean-Baptiste Poux, devrait accompagner Pieter de Villiers, Olivier Milloud et Raphaël Ibanez. Pour le capitaine du XV de France, Fabien Pelous, blessé à la cheville pour le tournoi, la fin de saison s'annonce décisive pour décrocher une place en 2e ligne. Sa sélection ne lui vaudra pas automatiquement une place de titulaire.
En revanche, Julien Bonnaire a gagné ses galons de titulaire. "Julien a l'immense avantage de pouvoir jouer n°8 ou à l'aile en n°7, tout comme Imanol Harinordoquy", précise Jo Maso, manager général du XV de France. Ce qui n'est pas le cas d'Elvis Vermeulen. Le Clermontois et Sébastien Chabal, qui a craqué devant l'Angleterre, doivent encore gagner leur place dans le XV de départ.
Au poste d'arrière, Clément Poitrenaud semble indiscutable. Même chose pour Vincent Clerc. L'ailier gauche a réalisé d'excellentes prestations dont l'essai de la victoire à Dublin, à la suite d'un exploit personnel.
Avec son éclosion au plus haut niveau pendant le Tournoi, David Skrela a gagné des points. L'ouvreur s'est montré altruiste et bon buteur. Mais Frédéric Michalak, qui n'a pas joué avec l'équipe de France depuis le 18 mars 2006 bénéficie, lui, d'un blanc-seing de la part de Bernard Laporte.
Enfin, au poste de demi de mêlée, Dimitri Yachvili a perdu gros en Angleterre alors que Mignoni est monté en puissance tout au long du tournoi.




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