L'arrière de l'Irlande, Rob Kearney, souligne la nécessité pour son équipe de ne pas "laisser le XV de France prendre la tête au score" samedi lors de la deuxième journée du Tournoi des six nations au Stade de France.
Q: Votre bilan en France, où vous n'avez plus gagné depuis 2000, vous inquiète-t-il?
R: "C'est sûr que si on regarde uniquement le bilan statistique ça ne met pas en confiance, mais ça va forcément s'arrêter à un moment. Ce qui m'énerve le plus sur nos matches en France, c'est qu'on entend toujours dire, et c'est ce qu'on dit nous-mêmes aussi, que ce sont des matches qu'on aurait pu gagner grâce à +quinze dernières minutes héroïques+. Le plus important sera donc de ne pas les laisser prendre la tête au score pour ne pas avoir à leur courir derrière, ce qu'on a toujours fait".
Q: Les bons résultats des franchises irlandaises face aux clubs français en Coupe d'Europe peuvent-il influer?
R: "Le fait qu'ils soient souvent battus par nos provinces va sûrement les remonter un peu. Ils savent qu'on peut jouer du bon rugby. Quand on vient à Paris, on marque souvent des essais. Ce n'est pas comme si on n'allait pas marquer un point. Si on est en tête à la mi-temps, il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas refaire en seconde période ce qu'on a fait dans les 40 premières minutes. Parfois, les Français s'éteignent un peu en fin de match, donc notre objectif sera de les maîtriser en première période, absorber la pression et la retourner contre eux".
Q: Vous ne considérez donc pas le XV de France comme une bête noire?
R: "Non, pas vraiment. Parfois il arrive qu'on ait des blocages psychologiques face à une équipe, mais personnellement je n'en ai pas et je ne pense pas qu'aucun des gars n'en aient non plus. Ils sont durs à battre parce que c'est une bonne équipe. Ils sont finalistes de la Coupe du monde et auraient même pu être champions du monde, mais il n'y a aucune peur dans notre équipe".





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