L'Angleterre et son nouvel entraîneur Stuart Lancaster doivent se servir du Tournoi des six nations, qui commence samedi par un match contre l'Ecosse à Murrayfield, pour rétablir le prestige du XV de la Rose, mis à mal par les frasques de plusieurs de ses cadres à la Coupe du monde.
Sorties nocturnes arrosées, lancers de nains, plongeon depuis un ferry-boat et obsession de l'argent: les joueurs anglais, ou du moins certains des plus expérimentés, ont alimenté la chronique du Mondial-2011 en incartades en tous genres, au grand bonheur des tabloïds qui n'avaient pas fait le déplacement en Nouvelle-Zélande pour rien.
Le public et la Fédération anglaise auraient sans doute pardonné ce manque de sérieux si les résultats avaient été au rendez-vous. Mais comme l'aventure s'est terminée précocement par un fiasco en quart de finale contre la France, les sanctions sont tombées quelques semaines après le retour des Antipodes.
La première victime a été le capitaine par intérim Mike Tindall, par ailleurs époux de la petite-fille de la reine Elizabeth, mis à l'amende et à la retraite internationale à 34 ans pour "inconduite inacceptable".
C'est ensuite le sélectionneur Martin Johnson, en poste depuis 2008, qui a été contraint de renoncer à un nouveau contrat. Puis la liste des joueurs convoqués pour préparer le Tournoi a révélé par défaut les noms des derniers punis, parmi lesquels Nick Easter, l'auteur de la phrase "35.000 livres (de primes) jetées aux toilettes" après l'élimination par les Français.
Pour redresser la barre, les patrons du rugby anglais ont choisi, faute d'avoir pu convaincre un entraîneur de renom international, de donner les rênes à une personnalité respectée, mais au curriculum relativement court, Stuart Lancaster.



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