Toulon, pour la première sur sa pelouse de Mayol de son entraîneur Bernard Laporte, jusqu'alors absent pour cause d'obligations médiatiques, a rempli son contrat, en dominant Brive (18-3), samedi, pour le compte de la 9e journée du Top 14.
Dans un stade plein et baigné de soleil, le match, dans lequel aucun essai ne fut marqué, fut un festival de coups de pied du capitaine des Varois, Jonny Wilkinson qui inscrivit la totalité des points de son équipe.
Placé le 12 septembre à la tête du RCT après la nomination de Philippe Saint-André au poste de coach des Bleus, Laporte dirigeait depuis les entraînements en semaine mais n'avait pu assister à aucun des matches des protégés de Mourad Boudjellal, car retenu le week-end pour commenter la Coupe du monde de rugby.
Les Toulonnais débutaient bien: dès le premier regroupement, une pénalité était sifflée en leur faveur, que Jonny Wilkinson réussissait sans peine (3-0, 2e)
L'équipe varoise dominait ensuite une bonne partie de la première mi-temps, même si, malgré quelques belles percées, ses joueurs n'arrivaient pas à se rapprocher de la ligne d'en-but adverse. Wilkinson en profitait toutefois pour gratter trois points (22e).
Brive, pour sa première action conquérante en terrain adverse, manquait ensuite de peu un essai, un pied de Jacques Boussuge finissant en touche (32e).
Les deux équipes se séparaient alors sur un score reflétant la physionomie de la première période (6-0).
Au retour des vestiaires, le RCT poursuivait sa domination, concrétisée par une troisième pénalité de son capitaine (44e), puis une quatrième (53e), auxquelles aurait pu répondre Julien Caminati, mais ce dernier ratait plusieurs occasions d'ouvrir le score pour son équipe, sur pénalité et sur drops.
Les esprits s'échauffaient alors quelque peu et, à la suite d'une bagarre entre le Toulonnais Davit Kubriashvili et le Briviste Pablo Henn, les deux joueurs écopaient d'un carton jaune (65e).
Ce n'est qu'à la 69e minute que Mathieu Bélie, sur une pénalité, permettait à son club de marquer ses premiers points, auxquels répliquait immédiatement Wilkinson (15-3, 71e).
L'ouvreur anglais creusait définitivement l'écart en faveur de son équipe en inscrivant sa sixiéme pénalité, à la suite d'une brutalité du centre briviste Noon sur un joueur toulonnais (18-3, 73e).



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