Le manager de Bordeaux-Bègles, Marc Delpoux, estime que la réception du Stade Français samedi lors de la 14e journée du Top 14 "peut être un match référence pour redonner du moral et de la confiance" à son équipe marquée par sa dernière défaite à Perpignan (13-38).
Avez-vous digéré le match de Perpignan où vous meniez à la pause ?
Ce n'est jamais digéré, ce genre de défaite. Une fois de plus, comme à Paris, Toulouse, Clermont, le match s'est divisé en deux. Une mi-temps où l'on domine mais on n'est pas assez ambitieux et si on l'avait été un peu plus, plus cohérent quand on avait le ballon, le score aurait été plus lourd à la mi-temps. Et une seconde mi-temps catastrophique. Certainement qu'à un moment donné, quand l'équipe est en difficulté, elle a du mal à gérer ses temps faibles. Elle les gère mieux à domicile parce qu'elle a l'appui du public et il y a peut-être certaines décisions chez nous qui sont moins dures qu'à l'extérieur. Du coup, on reste plus longtemps dans le match et on va chercher des ressources incroyables en fin de match pour gagner. Mais quand tout nous tombe sur la tête, on n'arrive pas à renverser la vapeur.
La réception du Stade Français est-elle un moment clé de votre saison ?
Cela peut être un match référence pour nous redonner du moral et de la confiance pour la suite du Top 14, d'autant plus qu'il y a deux confrontations qui pourraient être néfastes pour notre futur, ou très positives: Lyon et Biarritz reçoivent aussi deux gros, Clermont et Toulon. Chacun doit prier. Le Championnat se joue sur nos victoires mais aussi sur ce que font nos camarades de route.
Jouer au stade Chaban-Delmas change-t-il quelque chose pour vous ?
Non. On a fait des bons matches à Bègles contres Castres (victoire 24-9), à Chaban contre le Racing (22-18), des mauvais à Bègles contre Biarritz (défaite 13-11) et à Chaban contre Toulon (défaite 27-16). Ce sera les fêtes, il y aura du monde. J'espère que les Parisiens auront le champagne et qu'ils l'ouvriront avant l'heure ! La plus grosse réussite de Bordeaux cette année, il ne faut pas avoir peur de le dire, c'est son public. Nous, on est juste derrière car avec cinq victoires et ce fameux match en retard (contre Lyon, le 4 février), on aurait tous signé pour arriver ainsi à la trêve des confiseurs... qui n'en est pas une !





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