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Tour des clubs : le Stade Français fait sa révolution

Tour des clubs : le Stade Français fait sa révolution

Vendredi 26 août 2011 - 10:37

Nouveau président, effectif chamboulé, encadrement renforcé: le Stade Français vit une véritable révolution pour essayer de retrouver les sommets du Top 14 de rugby, après deux saisons ratées.

"Le maillot n'a pas changé, il est toujours rose", sourit le revenant Jérôme Fillol, l'une des 21 recrues du club parisien.

Mais pour le reste, le demi de mêlée peine parfois à reconnaître le club qu'il avait quitté il y a trois ans pour signer au Racing-Métro.

"Déjà, le président n'est plus le même", souligne-t-il.

Une page de l'histoire du Stade Français s'est tournée avec le départ de Max Guazzini, consécutif au sauvetage du club fin juin par Thomas Savare après le rachat avorté par une obscure fondation canadienne.

En 19 ans de présidence, l'ancien patron de NRJ avait ramené le club parisien au sommet, avec cinq titres de champion de France (1998, 2000, 2003, 2004, 2007) et deux finales de Coupe d'Europe, tout en multipliant les innovations (calendrier dénudé, pom-pom girls, matches au Stade de France...).

"Max a fait le maximum pendant 20 ans pour nous emmener tout en haut, mais c'était très fragile, car en deux ans, on a tout foutu en l'air. Maintenant, c'est une nouvelle histoire qui redémarre. Beaucoup de choses ont changé et pas mal de changements étaient nécessaires", analyse l'ailier Julien Arias.

Priorité à l'intégration



Une quinzaine de joueurs, dont Lionel Beauxis, James Haskell ou Mathieu Bastareaud sont partis. Plus de 20 sont arrivés, avec en vedettes Felipe Contepomi, Paul Sackey, Byron Kelleher et Olivier Milloud.

Du coup, l'entraîneur Michael Cheika, désormais secondé par Christophe Laussucq et l'Argentin Mario Ledesma, qui rejoindra le club après le Mondial, a "inversé un peu la préparation", prenant du temps pour que les joueurs "se connaissent un peu plus" avant d'attaquer le travail foncier.

"On a fait un stage d'intégration avec la Légion étrangère pendant quatre jours, puis un autre à Arcachon", détaille Fillol.

Pour lui, comme pour Arias, la mayonnaise commence à prendre, mais les défaites en amical contre Bordeaux-Bègles (21-22), premier adversaire à Charléty vendredi, et Perpignan (8-21) ont montré qu'il restait beaucoup de travail.

D'autant que le Stade Français entamera la saison sans dix internationaux retenus pour le Mondial en Nouvelle-Zélande (9 septembre-23 octobre).

Du coup, l'objectif est surtout "d'être compétitif tous les matches", dixit Cheika, qui veut voir une équipe "plus performante à l'impact" et capable de "changer de type d'attaque en fonction des adversaires".

Mais une troisième saison consécutive sans phases finales, ni qualification pour la Coupe d'Europe, ferait tâche.

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