Toulon étouffe le Stade Français
Samedi 24 septembre 2011 - 18:40
Toulon a étrillé le Stade Français (34-8), bonus offensif à la clé, et enchaîne un troisième résultat positif, après un nul à Bayonne et une victoire à Bordeaux, samedi lors de la 5e journée de Top 14. C'était la première rencontre de Mathieu Bastareaud face à son ancien club. Même chose pour Bernard Laporte.
Le RC Toulon remonte à la 5e place du classement quand les Parisiens, qui restaient également sur un nul et une victoire, rétrogradent au 11e rang.
Samedi, avec cinq essais inscrits et trois autres refusés, le RCT n'a pas fait de détails face à une équipe parisienne sans réaction et vite dépassée par les événements.
Bien que sans leur nouveau manager Bernard Laporte, retenu à Paris par ses obligations médiatiques, les Toulonnais ont montré de belles dispositions, d'entrée de jeu. Ainsi, sur la réception du coup d'envoi, Warwick voyait son dégagement au pied contré par Jocelino Suta qui aplatissait sans opposition.
Alors que le RCT courait après un essai depuis trois matchs, il ne lui aura fallu que trente secondes pour combler cette carence.
Contrairement à leurs dernières sorties, les Varois ont su appuyer sur l'accélérateur pour se mettre à l'abri avant la pause. Le mérite en revient à une troisième ligne Armitage-Missoup-Tawake omniprésente, à la domination du cinq de devant en mêlée fermée et aux jambes de feu de David Smith.
L'ailier néo-zélandais s'est offert un doublé en première période. Il marquait son premier essai au terme d'une action à plusieurs temps de jeu et deux renversements, puis le deuxième en interceptant une passe entre Warwick et Briatte.
A la pause, avec 19 points d'avance (24-5), les Toulonnais avaient déjà rempli leur contrat, bonus offensif en prime. En deuxième période, l'arrière Rooney mettait les siens à l'abri sur un bon service de Smith venu dans la ligne (34-8, 56e).
Le match baissait ensuite d'intensité jusqu'au coup de sifflet final.
Vendredi, Luke Mc Alister avait permis au Stade Toulousain de coiffer Agen sur le fil (24-23). Le Stade, si facile lors du premier acte (14-3 à la pause), a souffert pour quérir son quatrième succès de la saison, un brin usurpé au regard de la deuxième période largement dominée par des Agenais qui ont su inverser la donne.
Surtout, il peut déjà se féliciter de l'apport de son ancien All Black Mc Alister, grand bonhomme du match avec 19 points marqués et décisif sur chacune de ses interventions.
Après un premier quart d'heure équilibré, les champions en titre crucifiaient une première fois les Agenais sur un essai assez chanceux, initié par Mc Alister qui, du genou, envoyait Donguy derrière la ligne.
A la demi-heure de jeu, le Néo-zélandais frappait encore, en interceptant une passe au pied de Dulin qu'il convertissait en essai après une course de 80 mètres (14-3).
Le retour des vestiaires se révélait moins serein pour les hommes de Guy Novès, malmenés par une formation lot-et-garonnaise déchaînée.
Dans le sillage d'avants conquérants, les locaux, en supériorité numérique (carton jaune de Fritz) poussaient leurs adversaires à la faute, pour le plus grand plaisir de Barnard qui faisait fondre l'écart avant que Fonua, fraîchement rentré en jeu, ne vienne conclure un joli petit côté amorcé par Machenaud et poursuivi par Fono et Narjissi (55) (11-17).
Cette domination était sans partage et Barnard poursuivait son festival avec trois nouvelles pénalités et un drop (23-17, 72).
Agen pensait tenir sa victoire, mais c'était sans compter sur ce diable de Mc Alister, qui échappait à la défense locale et plongeait entre les poteaux pour l'essai de la victoire dans un final houleux.
