Pour la troisième saison consécutive, le RC Toulon disputera la finale du Top 14. Le champion d’Europe en titre a écarté le Racing-Métro en demi-finale (16-6), vendredi à Lille. La seconde demi-finale opposera samedi Montpellier à Castres.

Sans forcer son talent, le RC Toulon a dominé un Racing solide mais un peu juste pour contrarier les plans des Varois. Tombeurs à la surprise générale de Toulouse en barrage, le club francilien termine toutefois la saison la tête haute.

Toulon n’a inscrit qu’un seul essai par Giteau, à la 12e minute – le seul de la rencontre -, puis s’est contenté de gérer. Jonny Wilkinson a répondu au pied aux pénalités de Sexton (deux chacun) et ajouté un drop en fin de match. Le Racing a inscrit ses 6 points en première période, aucun en seconde.

Le film du match

C’est terminé ! Toulon est le premier qualifié pour la finale du championnat !

Fall, entré à la place de Planté, est obligé de concéder une touche à 5 mètres de son en-but suite à un coup de pied à suivre de Orioli.

La première ligne du Racing est sanctionnée pour une poussée en travers. Le fougeux Castrogiovanni jubile et les choses se compliquent pour les hommes du président Lorenzetti.

Le lancer francilien n’est pas droit ! Mêlée à suivre pour Toulon, sur sa ligne des 5 mètres.

Bastareaud est sanctionné pour avoir disputé le ballon au sol alors qu’il n’était plus sur ses appuis. Sexton trouve la touche à 5 mètres de l’en-but du RCT.

16 – 6

Suite à un bon lancer d’Orioli, la remise intérieure de Wilkinson trouve Mitchell, qui perce sur 10 mètres. La machine toulonnaise se met en place et Wilkinson claque un drop du pied droit, des 25 mètres. Toulon prend le large !

Faute grossière de Imhoff, entré dans un ruck par le côté. C’est déjà la sixième pénalité sifflée contre les Racingmen en seconde période.

Castrogiovanni, entré à la place de Hayman, est pénalisé pour une poussée illicite. Sexton trouve la touche sur ses 40 mètres. A moins d’un quart d’heure de la fin de la rencontre, le Racing va devoir prendre des risques s’il veut rejoindre le Stade de France.

Mêlée à 5 mètres de la ligne francilienne en faveur du RCT, suite à un en-avant de Cronje sous la pression de Mitchell.

Phillips rend le ballon aux toulonnais d’un coup de pied hasardeux, plein axe. Armitage est à la réception et, après un coup d’oeil judicieux, trouve une belle touche à 30 mètres de l’en-but du Racing.

Les mêlées se succèdent suite à un en-avant francilien. M. Raynal finit par sanctionner Ducalcon et Tillous Borde joue vite.

A peine entré à la place de Machenaud, le fantasque Phillips se fait remarquer par un coup de pied direct en touche.

Les Racingmen sonnent la révolte et multiplient les charges dans le camp varois. Ducalcon libère bien son ballon mais Cronje, auteur d’un plongeon en guise de déblayage, est sanctionné.

13 – 6

Wilkinson ne se rate pas et donne 7 points d’avance aux Rouges et Noirs.

Suite à un ballon perdu en touche par les Franciliens, Toulon pilonne à l’entrée des 22 adverses. Smith progresse, Wilkinson se met en position de drop mais Kruger reste sur le ballon et se fait pénaliser.

Le turn over bat son plein : Battut cède sa place à Lauret côté Racing, alors que Orioli et Menini remplacent Burden et Chiocci pour le RCT.

Premier changement de la partie : Ali Williams remplace Bakkies Botha en deuxième ligne.

Sur un pas, Hernandez réalise une merveille de passe vers son compatriote Imhoff. Mais l’arbitre signale un en-avant de la part de l’arrière argentin.

Fernandez-Lobbe récupère le ballon au sol, Habana la joue vite mais est repris par Kruger. L’ailier springbok s’énerve puis tape au pied directement sur le deuxième ligne francilien. Les esprits s’échauffent mais M. Raynal tient bien son match.

Longue séquence du Racing. Battut évite plusieurs plaquages, Sexton croise avec Hernandez mais l’arbitre pénalise les Franciliens, coupables une fois de plus d’avoir gardé le ballon au sol.

10 – 6

Wilkinson a réglé la mire et convertit la pénalité avec brio, des 20 mètres complètement à gauche.

Nouvelle pénalité pour Toulon, après un ballon gardé au sol par les Franciliens.

Steffon Armitage prouve une fois de plus la solidité de ses appuis et obtient une pénalité dans son camp. Battut n’a pas libéré son ballon face au contest du numéro 8 varois. Wilkinson tape en touche.

C’est reparti à Lille !

M.Raynal siffle la pause et renvoie les 30 acteurs aux vestiaires suite à la tentative de drop de Sexton. Tout reste à faire entre ces deux équipes qui se ressemblent et s’appuient sur une énorme défense. Le Racing a semblé supérieur en mêlée fermée, Giteau a inscrit son 10è essai mais Wilkinson a raté trois pénalités.

Les Franciliens poussent et mettent la défense varoise en difficulté. Hernandez croise avec Imhoff, les avants se proposent, mais Machenaud alerte finalement Sexton, dont le drop flirte avec le poteau gauche du RCT.

Derrière sa mêlée, Machenaud trouve une belle touche dans le dos de Habana. A l’approche de la pause, le Racing s’installe près de la ligne varoise.

Les fautes se multiplient dans les rucks, hachant considérablement le rythme du match. C’est cette fois Planté qui est rappelé à l’ordre par M. Raynal. Wilkinson trouve la touche à 30 mètres de la ligne adverse.

Suite à une faute au sol de Kruger, Wilkinson et son pied gauche viennent de rater leur troisième pénalité consécutive, en touchant le poteau droit. Un petit événement pour l’artilleur anglais.

7 – 6

En bonne position à 20 mètres des perches varoises, Sexton réduit l’écart.

Habana commet un en-avant à la tombée d’une chandelle de Sexton. Le Racing récupère la gonfle puis multiplie les charges avec vigueur, obligeant un avant toulonnais à talonner à la main dans un ruck. Pénalité logique pour les Ciel et Blanc.

Bastareaud vient d’effectuer son retour sur la pelouse. Les deux équipes jouent à nouveau à 15 contre 15.

Nouvel échec pour Wilkinson sur une pénalité située sur la ligne médiane, légèrement décalé sur la gauche.

Battut se signale en grattant au sol un ballon dans les bras de Hayman. Le jeu se poursuit mais Van Der Merwe empêche Tillous Borde de jouer en le tirant par le maillot. Nouvelle pénalité pour le RCT.

Premier échec de la partie pour Wilkinson. Le long coup de pied de l’anglais termine sa course à gauche des poteaux franciliens.

Roberts empêche Armitage de libérer le ballon à 48 mètres des perches du Racing, dans l’axe. L’arbitre sanctionne le Gallois, et Wilko va tenter la pénalité.

La pénalité de Sexton prend la direction des poteaux mais passe finalement à gauche.

Le jeu se durcit et les défenses font preuve de beaucoup d’engagement, à l’image d’un nouveau plaquage limite de Delon Armitage sur Juan Martin Hernandez. L’Argentin reste au sol et M. Raynal siffle une pénalité pour le Racing.

Coupable d’un plaquage dangereux sur Cronje, Bastareaud écope du premier carton jaune de la soirée.

7 – 3

L’ouvreur irlandais réussi son premier coup de pied de la soirée et ramène le Racing à 4 points.

Les avants toulonnais sont sanctionnés pour une faute au sol à 45 mètres de leur en-but. Sexton va la tenter.

7 – 0

Transformation réussie par Wilkinson malgré un angle très fermé. Toulon prend les devants !

5 – 0

L’essai est accordé, c’est le dixième pour Matt Giteau cette saison.

Suite à une chandelle de Wilkinson captée par Hernandez, le ballon tombe et Habana tape un coup de pied à suivre le long de la ligne de touche. Giteau surgit et parvient à aplatir en deux temps. M. Raynal demande la vidéo

Les fautes sont nombreuses en ce début de match. La balle arrive tout de même dans les mains de Planté, poussé en touche par Bastareaud.

La première ligne du Racing est sanctionnée, coupable d’avoir poussé avant l’introduction. Fernandez-Lobbe joue rapidement la pénalité mais laisse tomber le ballon. Nouvelle mêlée à venir.

Sexton attaque la ligne, Machenaud éjecte très vite vers Roberts. Le ballon parvient jusqu’à Ducalcon, qui commet un en-avant sur la ligne des 22 toulonnais. Première mêlée du match.

L’alignement francilien est sanctionné par M. Raynal pour un écran de protection illicite. Wilkinson dégage en touche.

Sur leur première initiative, les Racingmen avancent bien dans le sillage de Planté, auteur d’une belle relance. Fernandez-Lobbe se met à la faute sur la ligne médiane et Sexton trouve la touche au niveau des 22 varois.

Toulon décide d’attaquer la partie en envoyant du jeu sur les extérieurs. Le ballon parvient jusqu’à l’aile de Mitchell, bien plaqué par Imhoff.

M. Raynal donne le premier coup de sifflet de la soirée et Wilkinson s’exécute. Place au show !

Les deux équipes font leur entrée sur la pelouse d’un Stade Pierre Mauroy presque plein. L’ambiance est à la hauteur de l’enjeu, le coup d’envoi est imminent.

La rencontre sera dirigée par M. Mathieu Raynal (comité Roussillon-Pays Catalan), 33 ans et arbitre professionnel depuis août 2012.

Les Ciel et Blanc du Racing retrouvent les demi-finales pour la première fois depuis 2011, alors que la finale du championnat de France leur échappe depuis 1990. Mais leur duo d’entraîneurs connaît la recette, après avoir mené la saison passée Castres au sommet du rugby français, 20 ans après le dernier sacre des Tarnais.

Les joueurs et l’encadrement toulonnais ont dû composer hier avec une grève des contrôleurs aériens qui les a contraints à modifier leur organisation. Après avoir pris un bus vers Aix-en-Provence, puis un TGV, les Varois ne sont arrivés dans la capitale du Nord que vers 22h hier soir. Mais si Mourad Boudjellal s’est montré alarmiste sur les effets néfastes de ce contre-temps, son entraîneur des arrières Pierre Mignoni a fait preuve de beaucoup plus de tempérance.

Les président des deux clubs, Jacky Lorenzetti et Mourad Boudjellal, se sont livrés durant toute la semaine à une virulente, voire grotesque, joute verbale autour de leurs modèles de développement. Peut-être qu’un Brennus dans quinze jours amènerait l’un ou l’autre à davantage de sérénité.

Sans surprise, Maxime Machenaud et Jonathan Sexton formeront la charnière du Racing, pendant que le demi de mêlée international gallois Mike Phillips prendra place sur le banc. Les entraîneurs Laurent Labit et Laurent Travers ont pour le reste élaboré un XV très classique, avec notamment une deuxième ligne 100% sud-africaine Kruger-Van der Merwe pour pour rivaliser avec la puissance adverse.

Bernard Laporte a choisi de titulariser Sébastien Tillous Borde en numéro 9 et Jonny Wilkinson à l’ouverture, alors que Frédéric Michalak n’est même pas sur la feuille de match. A noter également la présence dans le XV de départ de Bakkies Botha en deuxième ligne et de Mathieu Bastareaud au centre. Bryan Habana et Drew Mitchell occuperont les ailes de l’attaque rouge et noire.

En recrutant le duo d’entraîneur Labit-Travers, sacré avec Castres en 2013, et en renforçant son effectif de manière impressionnante, le club des Hauts-de-Seine avait annoncé la couleur à l’intersaison. Pourtant, après un retard à l’allumage, c’est dans le dur que les Franciliens ont passé la plus grosse partie de la saison, à l’image de leur ouvreur irlandais Jonathan Sexton. Avant de réaliser une fin de parcours tonitruante et de remporter leur barrage à l’extérieur, et à Toulouse !

Si Toulon a connu des hauts et des bas cette saison, la régularité, la maîtrise et les immenses qualités de l’effectif varois lui ont permis de se qualifier directement pour le dernier carré. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, puisqu’avec cinq finales en trois ans, le RCT de Jonny Wilkinson joue les premiers rôles dans toutes les compétitions auxquelles il participe.
Wilkinson | Toulon

Cette première demi-finale explosive va opposer deux ténors du championnat, encore en Pro D2 il n’y a pas si longtemps que cela, et qui ont su aborder le virage vers l’élite avec succès. Dans moins d’une heure, le RM 92 tentera d’atteindre sa première finale depuis 1990, quand le RCT voudra disputer sa 3ème en trois saisons. Un choc, un vrai !

Bonsoir et bienvenue sur notre site pour suivre la première demi-finale du Top 14, entre le RC Toulon et le Racing-Métro. Le coup d’envoi est prévu à 20h45 au Stade Pierre Mauroy de Lille.