L’annonce de l’annulation de la fusion entre le Racing 92 et le Stade Français suscite pas mal d’interrogations. Président du Stade Toulousain, Jean-René Bouscatel pose les bases du problème. La fusion était une solution préconisée par deux clubs, face à une situation économique certainement difficile, je n’ai pas à me prononcer dessus. Si la fusion ne se fait pas, qu’est ce qu’il va se passer ? Est-ce qu’il y aura une poursuite de l’activité par le Stade Français par la famille Savare ou un repreneur ? Est-ce qu’il y aura un dépôt de bilan ? Je n’en sais pas plus. Avant de se réjouir ou de ne pas se réjouir, il faut savoir ce qu’il va se passer après. Je souhaite que les deux (marques) se maintiennent très sincèrement. Il appartient aux deux présidents de savoir ce qu’il faut faire. Je porte un regard très négatif sur l’évolution du rugby français ces derniers temps. Quant à l’arrivée de la nouvelle équipe à la fédération, je ne suis pas plus pour Camou que pour Laporte, mais quand je vois la confusion que cela crée avec des oukazes de partout et dans tous les sens – contrats fédéraux, anéantissement, dissolution de la Ligue -, comment voulez-vous fonctionner ?

La fusion abandonnée