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Englué dans les bas-fonds du Top 14 avec deux bonus défensifs comme seul butin, Agen joue une grande part de son avenir dans l'élite lors des trois prochaines journées où il défiera trois équipes annoncées comme des concurrentes pour le maintien: Grenoble, Mont-de-Marsan et Bordeaux-Bègles.
Quatre journées, quatre défaites dont déjà deux à domicile: le directeur du rugby agenais Philippe Sella avait sans doute rêvé mieux pour son retour dans le club qui l'a fait roi.
Qu'est-ce qui ne tourne pas rond au pays des pruneaux ? De l'extérieur, on pourrait parler de départ raté, de début de crise. A l'intérieur, on préfère garder son sang-froid et positiver. "Il n'y pas de crise. Le groupe vit bien, on travaille dur aux entraînements, il nous manque juste une première victoire", clame Sella.
"Un succès nous amènerait la confiance qui nous fait tant défaut", renchérit Mathieu Blin, le responsable des avants, arrivé à l'intersaison mais sans expérience en tant qu'entraîneur.
Sauf qu'Agen n'a pas le temps d'attendre que la greffe prenne -arrivées de Sella, Blin, mais aussi de David Darricarrère qui s'occupe des arrières et des préparateurs physiques Jean-Luc Arnaud et Laurent Arbo- et que les messages passent, avec un nouveau système de jeu annoncé "plus ambitieux".
Surtout que le SUA a perdu plusieurs de ses cadres à l'intersaison avec les départs de Machenaud (Racing-Métro), Dulin (Castres), Ahoteiloa et Senekal (Bayonne) ainsi que celui du capitaine Badenhorst (retraite) et doit faire face à une cascade de blessures qui a littéralement plombé ses plans.


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