L'ex-patron de NRJ et actuel président du Stade français Max Guazzini a gagné lundi le procès qu'il avait intenté, pour atteinte à la vie privée, à deux journalistes sportifs auteurs d'une biographie publiée en mars et intitulée "Guazzini, I will survive".
Le tribunal de grande instance de Paris a condamné Olivier Villepreux et Romain Allaire, ainsi que leur éditeur Hugo & Cie, à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à M. Guazzini. D'ici un mois, l'éditeur devra en outre apposer un bandeau rouge de cinq centimètres de hauteur sur chaque exemplaire en vente, indiquant que "certains passages de ce livre ont été jugés attentatoires à la vie privée de Max Guazzini".
Sollicité par les journalistes,
Max Guazzini avait refusé toute interview.
A la publication de l'ouvrage, l'ancien avocat, connu pour avoir relooké en rose les rugbymen du Stade français, avait porté l'affaire en justice. Il réclamait 450.000 euros de dommages et intérêts.
Il contestait tant la photo publiée en couverture que trois passages du livre évoquant sa vie intime et sa sexualité.
Lundi, la 17e chambre civile l'a débouté sur le droit à l'image, considérant que la photographie de M. Guazzini publiée en couverture constituait "une illustration légitime" du livre.
En revanche, les magistrats ont estimé que les passages litigieux évoquant "la vie sentimentale" de Max Guazzini, "lui prêtant des relations amoureuses et décrivant les soirées privées qu'il aurait organisées à son domicile (...), empiétaient sur la sphère protégée".
Le tribunal a toutefois limité le montant des dommages et intérêts. Il a en effet jugé que M. Guazzini, qui "réclame une indemnisation très importante ne démontre nullement que la publication litigieuse servirait la thèse des opposants à un projet de rénovation du stade parisien où se produit le club qu'il dirige". Ce projet est entre les mains du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.