L'ex-patron de NRJ et actuel président du Stade français
Max Guazzini a contesté lundi devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris la biographie "non-autorisée" publiée récemment sur lui par des journalistes sportifs.
Alors qu'ils travaillaient sur un ouvrage intitulé "Guazzini, I will survive" (éditions Hugo & Cie), les auteurs, Olivier Villepreux et Romain Allaire, ont contacté Max Guazzini à plusieurs reprises, mais ce dernier a refusé tout entretien.
L'ouvrage est tout de même sorti en mars.
L'ancien avocat, connu pour avoir relooké en rose les rugbymen du Stade français, a alors porté l'affaire en justice. Il conteste tant la couverture que trois passages du livre évoquant sa vie intime et sa sexualité. Outre des soirées sulfureuses, l'ouvrage évoque notamment une prétendue relation sentimentale avec une personnalité politique parisienne.
Ces informations sont d'autant plus délétères, selon son avocate Me
Patricia Moyersoen, qu'elles interviennent alors que l'on discute de la concession du stade Jean Bouin à l'équipe de rugby de la capitale, "un dossier sensible et politique".
Max Guazzini "a toujours été extrêmement vigilant sur sa vie privée", a plaidé son avocate, qui demande 450.000 euros de dommages et intérêts pour "atteinte à la vie privée" et violation du "droit à l'image".
L'avocat des auteurs, Me Emmanuel Pierrat, a lui contesté que l'ouvrage soit "un brûlot" ou une "biographie à charge" contre Max Guazzini, jugeant toutefois "important" de savoir si sa prétendue relation sentimentale pouvait avoir "une influence sur l'attribution d'un stade qui coûte plusieurs millions d'euros." Délibéré le 31 mai.