Rémy Martin se porte partie civile après son altercation avec le Toulonnais Olivier Missoup, jugé lundi à Montpellier pour "violences volontaires avec préméditation". L'ex-international, qui avait déjà déposé plainte pour "agression caractérisée", a expliqué qu'il reverserait intégralement les éventuels dommages et intérêts obtenus à l'issue du procès à la fondation Albert-Ferrasse, qui vient en aide aux rugbymen blessés. Se disant "profondément choqué par la violence" de Missoup qu'il "ne comprend pas", Martin, qui a participé vendredi soir à la victoire de son équipe face à l'Aviron (26-17) en Top 14, a soutenu que sa propre version avait été "confirmée lors de l'enquête. Il n'y a pas eu de bagarre parce que pour qu'il y ait bagarre, il faut être deux", a-t-il dit, fustigeant un "geste violent, gratuit et lâche". "On m'a traîné dans la boue, on m'a fait passer pour une personne raciste et violente", a-t-il encore déploré, allusion aux propos de Missoup qui avait affirmé que Martin avait d'abord tenu à son encontre des paroles racistes, ce que le Montpelliérain récuse.
Les faits remontent au 30 septembre, lors de la réception suivant le match opposant le MHR et le Rugby Club Toulonnais et remporté à domicile par Montpellier (19-6). Le 3e ligne du RCT aurait asséné deux coups de poing à Martin, le projetant à terre, avant de lui porter deux coups de pied. La bouche en sang, Martin avait dû se faire poser une dizaine de points de suture à la lèvre.



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