Les dirigeants du Stade Français et du Racing-Métro se sont livrés, mardi à Paris, à un duel à fleurets mouchetés lors d'une conférence de presse de lancement du premier derby au Stade de France, qui aura lieu le 3 décembre.
Jacky Lorenzetti, président du Racing-Métro depuis 5 ans, et Thomas Savare, à la tête du Stade Français depuis cet été, se sont livrés à des joutes verbales piquantes, pour faire gentiment monter la pression avant l'affrontement du Stade de France. "On ne s'aime pas beaucoup mais on se respecte. C'est quand même mieux qu'avec Max Guazzini!", a notamment lancé Jacky Lorenzetti.
Depuis la montée dans l'élite du Racing-Métro à la fin de la saison 2008-2009, les deux clubs de la capitale ne se sont jamais affrontés au Stade de France, où le Stade Français a innové en 2005 avec des matches festifs, initiés par son président de l'époque Max Guazzini, parti en août après 19 années de présidence.
"Max (Guazzini) nous a refusé les matches au Stade de France parce que le Racing n'existait pas pour lui. C'est une page qui se tourne. Nous, on a une culture plus familiale, vous au Stade Français c'est plus show-bizz. Et le calendrier, je le trouve ringard et scabreux!", s'est plu à dire M. Lorenzetti.
Le président du Racing-Métro a fait allusion au calendrier annuel du Stade Français, où figurent des athlètes masculins très dénudés et pour lequel le Racingman Henri Chavancy a posé cette saison, ce qui a fortement déplu à son président.
"C'est le début d'une histoire. Il y a une rivalité qui est réelle entre les deux clubs, des différences de valeurs et d'images. Cette rivalité a été exacerbée avec l'histoire du calendrier. Mais on va avoir deux grands moments de rugby au Stade de France", a souligné M. Savare, qui a précisé que Max Guazzini lui avait dit que c'était "une erreur d'accepter l'existence du Racing".
Le deuxième derby parisien aura lieu le 5 mai, encore au Stade de France.



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