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Q: Qu'avez-vous pensé de la large victoire de vos joueurs ?
R: "C'est un bon match. On savait qu'on allait souffrir en mêlée fermée, qu'il fallait vite mettre du rythme au match. On a eu la chance de prendre le score assez rapidement et on s'est accroché plus le score augmentait. En première mi-temps, tout a voulu nous réussir, on avait prévu des trucs et cela a marché. Heureusement parce que le dernier quart d'heure a été plus difficile. On a eu une grosse baisse physique en seconde mi-temps, un peu à l'image du match de Bayonne".
Q: Est-ce une victoire fondatrice ?
R: "On l'avait dit la semaine dernière (après la victoire contre l'Aviron 18-13, la première de la saison, ndlr), on va le redire cette semaine. Là, je crois qu'il y a le bonus, là, on peut. C'est inespéré face à une équipe, dont la force de frappe est la mêlée. Mais il faut envisager avec calme la fin de saison, on a encore des semaines compliquées. Il faut juste ne pas subir les fins de matches comme en ce moment. Notre philosophie est de maîtriser le ballon pour pas que l'adversaire le maîtrise. Le rugby est fait de passes, de jeu debout et aujourd'hui, c'est exceptionnel".
Q: Mais une victoire comme cela contre le Stade toulousain a-t-elle une autre valeur ?
R: "Si tu laisses le Stade toulousain jouer comme il l'a fait contre Agen... Il n'y a pas meilleure équipe au monde. Le Stade toulousain est une référence. Et je le dis, année après année, c'est à ce niveau que j'espère mettre mon équipe".
Perpignan a réalisé "l'un de ses rêves les plus fous" en infligeant cinq essais (34-20) au champion de France, le Stade Toulousain, dans le stade Olympique de Barcelone investi samedi par le club catalan qui confirme son redressement, lors de la 5e journée du Top 14.
Minée par les blessures, mal en point en début de championnat mais en progrès samedi dernier face à Bayonne (18-13), l'Usap a récidivé et bascule dans la première partie du classement après ce succès face aux Toulousains qui subissent leur deuxième revers de la saison en deux déplacements après celui reçu à Biarritz (22-17).
Le champion de France, qui visait un résultat dans cette rencontre délocalisée au stade Olympique de Barcelone, a concédé une défaite d'une ampleur inhabituelle, sans même prendre le point de bonus défensif, et perd ainsi du terrain (7 pts) sur son rival, le leader Toulon vainqueur vendredi à Montpellier (32-25).
Pour les Catalans, le succès fut éclatant sur le terrain, à défaut des tribunes. Dans un stade de Montjuïc à moitié rempli, ils prenaient rapidement les commandes.
En une période et quatre essais de Sid, Guiry, Guirado et Strokosch, les Catalans ont pris la mesure de Toulousains particulièrement absents en défense (20-6, 28e) et qui n'eurent même pas le loisir d'essayer de sauver l'honneur, châtiés dès la reprise par un cinquième essai "casquette" infligé par Haughton.


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