La nouvelle vie de Paul Sackey à Paris

Rugby / Top 14

La nouvelle vie de Paul Sackey à Paris

Vendredi 23 décembre 2011 - 13:29

Après une saison fantôme à Toulon, l'ailier international anglais Paul Sackey se sent "comme à la maison au Stade Français", son nouveau club aux ambitions retrouvées qui reçoit Biarritz ce soir lors de la 13e journée du Top 14.

L'ancien joueur des Wasps de Londres a trouvé un club et une ville à son pied. Pas conservé par le RCT, il s'est engagé avec le club parisien cet été sans regret.

"Aujourd'hui je suis heureux. Je me sens comme à la maison au Stade Français. J'adore Paris, c'est comme Londres. En plus c'est pratique, je peux rentrer facilement chez moi. Les joueurs m'ont toute suite bien accueilli. Dès mon arrivée je me suis senti à l'aise", se réjouit Paul Sackey dans un entretien accordé à l'AFP le 15 décembre.

Preuve de sa bonne adaptation, l'Anglais, est l'un des joueurs les plus utilisés par l'entraîneur Michael Cheika. Il a disputé en ce début de saison, 11 matches du Top 14 et 2 en Challenge européen, pour un seul essai à ce jour. Ce statut de titulaire n'est pas pour lui déplaire après une saison 2010-2011 difficile.

Arrivé de son Londres natal en 2010 pour devenir un cadre de Toulon, le vainqueur de la Coupe d'Europe 2007 avec les Wasps, n'est resté qu'une saison dans le Var.

"Quand je suis arrivé à Toulon, l'adaptation a été difficile. C'était la première fois que je quittais l'Angleterre. J'ai eu des problèmes personnels, ma tête était ailleurs et pas vraiment au rugby", admet-il.

L'ailier anglais a été affecté par un drame familial. A la veille de son départ pour la France, son cousin a été assassiné d'une balle dans la tête, à Londres, alors qu'il se trouvait au volant de sa voiture.

Des ambitions avec Paris et le XV de la Rose


Avec le recul, Sackey ne regrette cependant pas son expérience varoise: "je n'ai malheureusement pas eu le temps de m'exprimer sur le terrain mais tout n'a pas été mauvais à Toulon, je ne regrette rien, j'y ai même gardé de bon amis".

A 32 ans, Paul Sackey n'est pas à Paris pour une retraire dorée. Avec son équipe, les ambitions sont claires: "être dans le top 6 pour jouer la seconde phase et aller le plus loin possible en Challenge européen". Une "motivation et satisfaction" pour le joueur, l'une des vingt recrues de l'intersaison avec Felipe Contepomi, Paul Warwick ou encore Byron Kelleher.

"On progresse, on a une bonne équipe. On commence à jouer un bon rugby. On commence à croire que l'on peut aller loin", juge Sackey qui s'exprime en anglais.

Pour le robuste ailier (1,86 m, 93 kg), le Stade français, qui n'a plus rien remporté depuis 2007, "est un club majeur du Top 14 et doit revenir au premier plan. Ce club se doit de gagner des titres pour ses supporteurs. Tout le monde connaît le Stade Français. Max (Guazzini, ancien président du club) y a fait un travail remarquable."

Son appétence ne s'arrête pas en si bon chemin. L'international anglais aux 22 sélections, vice-champion du monde en 2007 n'a pas fait une croix sur le XV de la rose, qui doit faire oublier un Mondial-2011 complètement raté.

"Pourquoi pas ! Après tout on ne sait jamais. L'ancien sélectionneur Martin Johnson ne m'appréciait pas beaucoup, il n'aimait pas ma façon de jouer. Mais là, il va y en avoir un nouveau et moi je suis un joueur international qui n'a pas encore pris sa retraite", a prévenu le joueur anglais.

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