La méthode Quesada

Rugby / Top 14

La méthode Quesada

La méthode Quesada

Samedi 22 septembre 2012 - 11:30

Le Racing-Métro présente un nouveau visage cette saison, fruit du travail mis en place depuis l'été par l'entraîneur Gonzalo Quesada, qui prône un ambitieux jeu de mouvement fondé sur un management participatif de ses joueurs.

Si le bilan comptable est mitigé avec une 7e place en Top 14 en raison notamment de deux courtes défaites contre Toulon (23-21) et à Clermont (13-12), le Racing affiche de belles intentions. "On prend tous du plaisir et je pense que ça se voit", affirme le centre international Fabrice Estebanez. Après cinq années (2007-2012) sous la direction de Pierre Berbizier et une mutinerie des joueurs durant l'hiver, le Racing-Métro a opté pour une approche radicalement différente avec Gonzalo Quesada. Arrivé dans le club francilien en novembre 2011 en tant qu'entraîneur des trois-quarts, l'Argentin (38 ans) réputé pour ses bonnes relations avec les joueurs a été nommé à la tête de l'équipe à l'intersaison, avec Berbizier en retrait à un poste de manager sportif.

"Dans le jeu, Pierre avait monté une grosse machine avec un pack conquérant et une grosse défense. Gonzalo a apporté une touche argentine avec plus de jeu, de mouvement", explique Estebanez. Le credo de Quesada: "Avec la défense et la conquête, on peut rivaliser mais à l'heure de gagner, il faut mettre la pression sur l'adversaire par des surnombres et des franchissements." "Pour être capable de gagner contre n'importe qui et n'importe où, il faut les bases de toujours, une bonne défense et une bonne conquête, mais aussi une organisation offensive qui permette d'occuper constamment toute la largeur du terrain et d'enchaîner les temps de jeu", développe-t-il.

"En avance"


Les progrès de son équipe dans ce domaine vont au-delà de ses espérances: "On avait prévu un cycle de travail sur huit journées, jusqu'à la Coupe d'Europe, pour mettre en place nos bases. Les joueurs ont bien adhéré et on a bien avancé. On est en avance sur ce qu'on envisageait". "On voulait aussi donner une âme à ce groupe", ajoute l'ancien ouvreur des Pumas (38 sélections).

Avec ses diplômes de gestion d'entreprise et de préparation mentale, Quesada est adepte d'un système participatif. Dès sa prise de fonctions, sa patte a été visible. "Lors du stage d'avant-saison (à Lausanne), on a eu un exercice en groupes. On devait marquer sur des bouts de papier cinq mots qui répondaient à la question: +Que représente pour vous une équipe de rugby?+, raconte Estebanez. Le mot qui est revenu le plus est +plaisir+. Il y avait aussi +respect+, +humilité+, +engagement+..."

Au quotidien, l'organisation vise à impliquer au maximum les joueurs. "C'est comme une petite ville, sourit Quesada. On a des groupes avec différentes tâches: il y a des leaders pour la défense, des leaders pour la touche, il y en a d'autres qui organisent la vie du groupe... Tout n'est pas toujours rose mais on est tous responsables", explique-t-il.

"Chaque semaine, deux joueurs sont pris au hasard et analysent cinq ou six séquences de notre dernier match, puis on discute, on essaie de faire avancer les choses", ajoute Estebanez. "Le fait de participer hors du terrain fait que sur le terrain, on a aussi besoin d'une meilleure communication. Et les joueurs qui étaient introvertis se mettent à parler, ça devient plus facile", estime-t-il.

"Son travail nous a permis de prendre confiance et de prendre conscience de notre potentiel", ajoute son partenaire Henry Chavancy. Après trois participations consécutives à la phase finale du Top 14, "peut-être qu'avec cette prise de conscience, on pourra encore faire de belles choses", espère-t-il.





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