La Ligue nationale de rugby (LNR) a plaidé jeudi pour une "prévention renforcée" après l'annonce la veille par l'Agence Française de lutte antidopage (AFLD), de résultats d'analyses de cheveux montrant des traces de stéroïdes chez certains joueurs de rugby professionnel. "La
LNR tient tout d'abord à rappeler qu'elle a mis en place depuis la saison sportive 2000-2001 un suivi biologique longitudinal de l'ensemble
des joueurs professionnels de rugby avec le dosage d'une trentaine de paramètres sanguins. Depuis la saison sportive 2004-2005, le paramètre SDHEA a été introduit et donc également contrôlé", écrit la LNR dans un communiqué. "La LNR est pleinement convaincue de l'importance de la recherche effectuée par l'AFLD et entend se rapprocher encore plus étroitement de l'AFLD et de la
FFR afin d'envisager les moyens d'une prévention renforcée", poursuit le texte.
Sur les 138 échantillons capillaires de sportifs que l'AFLD a fait analyser par deux laboratoires spécialisés, 22 contenaient des traces de stéroïdes. Ces 22 cas se déclinaient entre 18 cas de DHEA, 3 cas de testostérone et 1 cas de testostérone et DHEA. Le football est la catégorie la plus touchée avec 21,8% de cas, contre 16% dans le rugby.